Diagnostic en 2 minutes
Facturation électronique : êtes-vous prêt ?
Cinq questions, un résultat immédiat, puis, si vous le souhaitez, un plan d'action personnalisé envoyé par le cabinet.
Pourquoi ce diagnostic, et pourquoi maintenant
La réforme de la facturation électronique est la plus importante obligation nouvelle pour les entreprises françaises depuis le prélèvement à la source, et c’est la question que les dirigeants nous posent le plus souvent cette année. Elle avance en deux temps : depuis le 1er septembre 2026, toutes les entreprises assujetties à la TVA doivent pouvoir recevoir des factures électroniques, et les grandes entreprises et ETI doivent en émettre ; à partir du 1er septembre 2027, l’émission devient obligatoire pour les PME, les TPE et les micro-entreprises. Entre les deux, une année pour choisir une plateforme, adapter son outil de facturation, compléter ses modèles et former son équipe.
La plupart des TPE que nous rencontrons à Lyon sont dans une situation intermédiaire : elles ont entendu parler de la réforme, reçoivent parfois déjà des factures électroniques de grands fournisseurs, mais n’ont pas choisi de plateforme et facturent encore avec un modèle Word ou un tableur. Le diagnostic en haut de page a été conçu pour ces entreprises : il ne demande aucune connaissance technique, prend deux minutes et donne un résultat honnête. Selon votre score, vous êtes prêt, en bonne voie ou en retard, et les actions affichées sont celles que nous mettrions en œuvre en premier dans votre cas.
Ce que testent les cinq questions
L’assujettissement à la TVA. La réforme concerne les entreprises assujetties, y compris celles en franchise en base pour la réception. Une association non assujettie ou un particulier n’est pas concerné. La première question élimine donc les faux problèmes et rappelle aux micro-entrepreneurs qu’ils ont, eux aussi, une plateforme à choisir.
La plateforme agréée. C’est le cœur du dispositif : chaque entreprise choisit une plateforme de dématérialisation agréée par l’administration, qui reçoit ses factures, les transmet à celles de ses clients et communique les données à l’administration fiscale. Sans plateforme, une entreprise ne peut ni recevoir ni émettre. La deuxième question distingue les entreprises équipées, celles qui savent ce qu’elles vont prendre et celles qui n’ont pas encore commencé.
L’outil de facturation. Une facture électronique n’est pas un PDF envoyé par email : c’est un fichier structuré (Factur-X, UBL ou CII) que seul un logiciel ou une plateforme peut produire. Les modèles Word, Excel et les PDF simples sont donc condamnés pour les factures entre professionnels. Les caisses et outils métier devront être mis à jour ou complétés. La troisième question mesure la distance qui vous sépare d’un outil conforme.
Les mentions obligatoires. La réforme ajoute quatre mentions aux factures : le numéro SIREN du client, l’adresse de livraison lorsqu’elle diffère de l’adresse de facturation, la nature de l’opération (livraison de biens, prestation de services ou les deux) et, le cas échéant, l’option pour le paiement de la TVA d’après les débits. Elles peuvent être ajoutées dès aujourd’hui ; la quatrième question vérifie si c’est fait.
La clientèle. L’obligation d’émission concerne les factures entre professionnels établis en France. Les ventes à des particuliers ne passent pas par la facture électronique mais par l’e-reporting, c’est-à-dire la transmission périodique des données de transactions et de paiement à l’administration. Une boutique qui vend surtout à des particuliers a donc une obligation différente d’un consultant qui facture des entreprises. La cinquième question oriente le plan d’action vers l’un ou l’autre.
Comment lire votre résultat
Vous êtes prêt, ou presque. Votre plateforme est choisie, votre outil produit des factures structurées et vos mentions sont à jour. Il reste à tester : émettre une première facture vers un client équipé, recevoir une facture d’un fournisseur, vérifier que votre expert-comptable récupère les flux sans ressaisie. Un test raté en 2026 coûte une heure ; un test raté en septembre 2027 coûte un mois de trésorerie.
Vous êtes en bonne voie. Il vous manque une brique : la plateforme n’est pas activée, l’outil n’est pas encore connecté ou une partie des mentions manque. Chacune de ces actions se règle en quelques semaines. L’ordre compte : la plateforme d’abord, puis l’outil, puis les modèles.
Vous n’êtes pas prêt. C’est la situation de la majorité des TPE que nous rencontrons, et elle n’a rien d’alarmant si elle est traitée cette année. Un plan en quatre étapes suffit : choisir la plateforme, adopter ou paramétrer un logiciel de facturation, compléter les mentions, former la personne qui facture. Le cabinet réalise ces quatre étapes pour ses clients en un à deux mois.
Ce que contient le plan d’action envoyé par le cabinet
Après le formulaire, vous recevez un document adapté à vos réponses : le calendrier qui vous concerne avec les dates exactes, la liste des plateformes compatibles avec votre outil actuel et avec le portail du cabinet, les mentions à ajouter sur vos modèles avec un exemple de facture conforme, la marche à suivre pour vos flux particuliers (export, ventes en ligne, caisse, sous-traitance en autoliquidation), et une estimation du temps nécessaire. Nathalie Levy vous rappelle ensuite pour répondre à vos questions ; l’audit complet, s’il est utile, fait l’objet d’une proposition écrite.
Les erreurs les plus fréquentes que le diagnostic révèle
- Croire qu’un PDF par email suffit. C’est la confusion la plus répandue. Un PDF n’est pas une facture électronique au sens de la réforme : il n’est ni structuré ni transmis par une plateforme. Il restera possible pour les particuliers, pas pour les professionnels.
- Attendre la plateforme de l’État. Le portail public de facturation ne joue plus le rôle de plateforme gratuite universelle ; les entreprises doivent passer par une plateforme agréée privée, dont certaines proposent des offres gratuites pour les faibles volumes.
- Choisir une plateforme sans vérifier la connexion avec son expert-comptable. Une plateforme qui ne parle pas au cabinet oblige à ressaisir ou à exporter manuellement chaque mois, ce qui annule l’intérêt de la réforme.
- Oublier les flux particuliers. Les marketplaces, les ventes à l’export, les factures d’acompte, les avoirs et l’autoliquidation dans le bâtiment obéissent à des règles précises que le paramétrage initial doit prévoir.
- Ne pas former la personne qui facture. Un logiciel conforme mal utilisé produit des factures non conformes. Une heure de formation évite des mois de rejets.
Facturation électronique et e-reporting : ne pas confondre
La réforme comporte deux volets. La facturation électronique proprement dite concerne les factures entre entreprises établies en France : elles transitent par les plateformes agréées, qui transmettent à l’administration les données de facturation. L’e-reporting concerne tout le reste : ventes à des particuliers, opérations avec des entreprises étrangères, et données de paiement pour les prestations de services. Les entreprises transmettent ces données selon une périodicité qui dépend de leur régime de TVA. Une entreprise qui vend à la fois à des professionnels et à des particuliers, ce qui est le cas de la plupart des commerces et artisans lyonnais, est donc concernée par les deux volets, avec des calendriers alignés sur l’obligation d’émission.
Ce que change la réforme pour votre comptabilité
La facturation électronique n’est pas qu’une contrainte : elle supprime la collecte des pièces, qui représentait jusqu’ici l’essentiel du temps perdu entre une entreprise et son cabinet. Les factures reçues arrivent directement dans la comptabilité, déjà structurées, avec la TVA calculée ; les factures émises sont enregistrées au moment de leur envoi. Le cabinet passe moins de temps à réclamer des pièces et plus de temps à analyser des chiffres à jour. C’est ce que nous préparons avec chaque client depuis 2025, et ce que décrit notre page facturation électronique à Lyon. Pour aller plus loin, lisez facture électronique 2026 : ce qui change pour une TPE et comment choisir sa plateforme agréée.
Pour qui ce diagnostic est le plus utile
Les artisans et entreprises du bâtiment, qui facturent des professionnels avec autoliquidation et des particuliers avec attestation de TVA ; les commerces et restaurants, dont la caisse doit produire des données d’e-reporting ; les consultants, freelances et sociétés de services, qui facturent des grands comptes déjà équipés et parfois des clients étrangers ; les e-commerçants, dont les marketplaces génèrent des flux à intégrer ; les professions libérales, dont les honoraires relèvent de règles propres ; et les holdings et groupes, qui doivent organiser la facturation entre sociétés. Le cabinet a rédigé une page par métier, accessible depuis nos secteurs d’activité.
Le calendrier à retenir
| Date | Obligation | Qui |
|---|---|---|
| 1er septembre 2026 | Recevoir des factures électroniques via une plateforme agréée | Toutes les entreprises assujetties à la TVA |
| 1er septembre 2026 | Émettre des factures électroniques et transmettre l’e-reporting | Grandes entreprises et ETI |
| 1er septembre 2027 | Émettre des factures électroniques et transmettre l’e-reporting | PME, TPE et micro-entreprises |
| Dès aujourd’hui | Ajouter les nouvelles mentions obligatoires sur les factures | Recommandé pour tous |
Ces dates sont celles fixées par la loi de finances et confirmées par l’administration ; elles ont déjà été reportées par le passé, mais la réception est effective depuis septembre 2026 et rien n’indique un nouveau report de l’émission. Préparer 2027 en 2026 reste le seul calendrier sans risque.
Questions fréquentes
La facturation électronique est-elle déjà obligatoire pour ma TPE ?
En partie. Depuis le 1er septembre 2026, toutes les entreprises assujetties à la TVA établies en France doivent être en mesure de recevoir des factures électroniques via une plateforme agréée. L'obligation d'émettre des factures électroniques s'applique aux grandes entreprises et aux ETI depuis cette même date, et aux PME, TPE et micro-entreprises à partir du 1er septembre 2027. Une TPE doit donc déjà pouvoir recevoir, et préparer l'émission pour 2027.
Que se passe-t-il si je ne suis pas prêt au 1er septembre 2027 ?
Vos clients professionnels ne pourront plus recevoir vos factures autrement que par une plateforme, ce qui bloque vos encaissements, et l'administration prévoit une amende par facture non conforme, plafonnée par an, ainsi qu'une amende pour défaut de transmission des données. Le risque commercial est en réalité plus immédiat que le risque fiscal : un client qui ne reçoit pas votre facture ne la paie pas.
Une micro-entreprise en franchise de TVA est-elle concernée ?
Oui, pour la réception : elle doit pouvoir recevoir les factures électroniques de ses fournisseurs assujettis, ce qui suppose de choisir une plateforme, y compris une offre gratuite. Pour l'émission, l'obligation s'applique en 2027 dès lors que l'entreprise est assujettie à la TVA, même en franchise, pour ses factures à des professionnels.
Le diagnostic remplace-t-il un audit de conformité ?
Non. Il situe votre entreprise en cinq questions et vous donne les actions prioritaires. L'audit réalisé par le cabinet cartographie ensuite tous vos flux (clients, fournisseurs, caisse, marketplaces, export), choisit la plateforme, paramètre les mentions et teste les premiers échanges. Le diagnostic est sans engagement ; le plan d'action envoyé après le formulaire aussi.
Quelle plateforme agréée choisir ?
Celle qui se connecte à votre outil de facturation et à celui de votre expert-comptable, qui prend en charge vos formats (Factur-X, UBL, CII), vos flux particuliers (export, marketplaces, e-reporting) et dont le prix correspond à votre volume. Le cabinet travaille avec une plateforme intégrée à son portail client, ce qui évite une double saisie ; notre article sur le choix d'une plateforme agréée détaille les critères.
Pour aller plus loin
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- TVA & obligationsFacturation électronique 2026-2027 : qui est concerné, quand, et par quoi commencerLire →
- TVA & obligationsComment choisir sa plateforme agréée de facturation électronique : le comparatif des critèresLire →
- Ressources & outilsCalendrier fiscal et social 2027 : toutes les échéances d'une TPE, mois par moisLire →
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