Les spécificités comptables de l’industrie et du négoce
Une PME industrielle ou de négoce a une comptabilité de volume et de stocks, avec des enjeux de marge et de conformité douanière. Six points structurent le dossier.
1. Les stocks et les en-cours. Matières, en-cours de production, produits finis, marchandises : leur valorisation et leur inventaire déterminent le résultat. Les dépréciations pour obsolescence et rotation lente doivent être documentées.
2. Le prix de revient et la comptabilité analytique. Sans coût par produit, pas de politique de prix ni de choix de production. Le cabinet met en place les clés de répartition et le suivi mensuel.
3. Les immobilisations. Machines, outillages, bâtiments, véhicules : amortissements linéaires ou dégressifs, composants, crédit-bail, subventions d’investissement, mises au rebut.
4. Les flux internationaux. Livraisons et acquisitions intracommunautaires, importations et exportations, EMEBI et états récapitulatifs, incoterms, TVA à l’importation autoliquidée depuis 2022.
5. Les crédits d’impôt et les subventions. CIR, CII, aides à l’investissement de la Région et de Bpifrance, subventions d’équipement : chacun avec son dossier et son traitement comptable.
6. La paie industrielle. Convention de la métallurgie ou de la branche concernée, équipes, astreintes, heures supplémentaires, primes, intérim, apprentis, seuils d’effectif et CSE.
Les erreurs les plus fréquentes dans l’industrie et le négoce
- Un inventaire sans dépréciation. Des références invendues depuis trois ans valorisées au coût d’achat gonflent l’actif et le résultat ; le jour où elles sont soldées, la perte tombe d’un coup.
- Une livraison intracommunautaire exonérée sans preuve. Sans numéro de TVA valide du client et sans justificatif de transport, l’exonération est remise en cause : TVA française réclamée sur trois ans, souvent impossible à récupérer auprès du client.
- Un CIR sans dossier technique. Le crédit d’impôt est remboursé sur déclaration, puis contrôlé : sans état de l’art, sans feuilles de temps et sans description des travaux, il est repris avec intérêts.
Ce que nous faisons pour les PME industrielles et de négoce
- La tenue et la révision d’une comptabilité de volume, avec suivi des stocks et des en-cours.
- La comptabilité analytique : prix de revient par produit ou par commande, marges, tableau de bord mensuel.
- La valorisation des stocks et l’organisation de l’inventaire, physique ou permanent.
- Le suivi des immobilisations : amortissements, crédit-bail, subventions d’investissement, cessions.
- La TVA intracommunautaire et internationale, l’EMEBI et les états récapitulatifs, la TVA à l’importation.
- Les dossiers CIR et CII, les demandes de subventions, en lien avec la page optimisation fiscale.
- La paie industrielle et le conseil social, décrits sur la page gestion de la paie.
- Le calcul des seuils de commissariat aux comptes et la préparation à l’audit, décrits sur la page audit et commissariat aux comptes.
- Le financement des investissements : prévisionnel, dossier bancaire, affacturage, garanties Bpifrance.
- La structuration en groupe et la transmission, en lien avec la page holdings et groupes.
Nos clients industriels dans la région lyonnaise
Les PME que nous accompagnons sont implantées dans les zones industrielles de l’Est lyonnais (Mi-Plaine à Saint-Priest et Chassieu, Meyzieu-Jonage, Vénissieux, Corbas), de la Vallée de la Chimie (Feyzin, Solaize, Pierre-Bénite), du Val de Saône (Neuville, Genay), de la Côtière (Miribel, Beynost) et du Nord-Isère (Saint-Quentin-Fallavier, Villefontaine). Les rendez-vous se tiennent dans vos locaux, au cabinet ou en visio.
Combien coûte un expert-comptable pour une PME industrielle ?
| Mission | Contenu | Honoraires |
|---|---|---|
| Comptabilité et clôture | Volume, stocks, immobilisations, liasse | Forfait selon le volume de pièces |
| Comptabilité analytique et reporting | Prix de revient, tableau de bord mensuel | Option chiffrée |
| Paie et social | Bulletins, DSN, conseil | Au bulletin |
| TVA internationale, EMEBI | Déclarations douanières et fiscales | Option chiffrée |
| CIR, CII, subventions, audit contractuel | Missions ponctuelles | Devis écrit |
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Piloter, recouvrer, financer
Les indicateurs à suivre chaque mois sont décrits dans les sept indicateurs à suivre quand on dirige une TPE, les leviers contre les retards de paiement dans retards de paiement : les leviers de recouvrement, et les dispositifs régionaux dans les aides de la Région Auvergne-Rhône-Alpes. Les entreprises de construction trouveront un complément sur la page BTP et bâtiment, et les industries innovantes en phase d’amorçage sur la page startups.
Le calendrier d’une PME industrielle sur l’année
Chaque mois : déclaration de TVA, EMEBI et état récapitulatif des clients intracommunautaires pour les entreprises au-dessus des seuils, bulletins et DSN, reporting analytique (prix de revient, marges par produit), suivi des stocks en inventaire permanent. Janvier : inventaire physique de clôture (matières, en-cours, produits finis), arrêté des feuilles de temps de recherche pour le CIR, dépréciation des stocks à rotation lente, révision des immobilisations mises au rebut. Février-avril : révision, bilan, liasse, dossier de crédit d’impôt recherche et innovation, calcul de la CVAE pour les entreprises concernées. Mai : dépôt de la liasse et du formulaire 2069-A, approbation des comptes, déclaration de CVAE, dépôt des comptes au greffe. Juin-juillet : vérification des seuils du commissaire aux comptes sur les comptes approuvés, renouvellement des contrats d’affacturage ou de financement de stocks, dépôt des demandes d’aides à l’investissement de la Région. Septembre-octobre : budget de l’année suivante, révision des prix de revient après la hausse des matières et de l’énergie, plan d’investissement. Novembre-décembre : pré-clôture avec le cabinet, arbitrage des investissements avant la clôture (amortissement dégressif, suramortissements éventuels), paiement de la CFE et de l’acompte de CVAE, préparation de l’inventaire. Le cabinet tient ce calendrier et vous prévient avant chaque échéance, fiscale ou douanière.
Les PME qui exportent hors de l’Union européenne ajoutent les formalités douanières, les incoterms et la preuve d’exportation qui conditionne l’exonération de TVA ; celles qui importent gèrent la TVA à l’importation, autoliquidée sur la déclaration de TVA depuis 2022, et les droits de douane. Le cabinet coordonne ces sujets avec votre transitaire.
Questions fréquentes des PME industrielles et sociétés de négoce
Comment calculer un prix de revient industriel ?
En additionnant les coûts directs (matières consommées, main-d'œuvre directe) et une quote-part des coûts indirects (énergie, amortissement des machines, encadrement, logistique) répartis selon des clés cohérentes (heures machine, heures de main-d'œuvre, volumes). La comptabilité analytique que le cabinet met en place permet de suivre ce coût par produit ou par commande et de fixer des prix de vente rentables.
Comment valoriser les stocks et les en-cours ?
Les matières premières et marchandises au coût d'acquisition (prix d'achat plus frais d'approche), les produits finis et en-cours au coût de production. Les stocks à rotation lente ou obsolètes sont dépréciés. Un inventaire physique à la clôture est obligatoire ; un inventaire permanent est recommandé pour les PME à stock important.
Quelles obligations pour les échanges intracommunautaires ?
Les livraisons intracommunautaires de biens sont exonérées de TVA sous conditions (numéro de TVA du client vérifié, preuve du transport) ; les acquisitions sont autoliquidées. Au-delà de certains seuils, une enquête statistique mensuelle (EMEBI, ex-DEB) et un état récapitulatif des clients doivent être transmis aux douanes. Les prestations de services suivent l'état récapitulatif propre aux services.
Une PME industrielle peut-elle bénéficier du crédit d'impôt recherche ?
Oui, dès qu'elle engage des dépenses de recherche (amélioration substantielle d'un procédé ou d'un produit, levée de verrous techniques) : 30 % des dépenses éligibles, avec remboursement immédiat pour les PME. Le crédit d'impôt innovation (20 %) couvre les prototypes de produits nouveaux. Le dossier justificatif se constitue au fil de l'année, avec les équipes techniques.
Quand faut-il un commissaire aux comptes ?
Au-dessus de deux des trois seuils : 5 M€ de bilan, 10 M€ de chiffre d'affaires hors taxes, 50 salariés (seuils en vigueur au 1er janvier 2026). Une PME industrielle en croissance les atteint souvent par le chiffre d'affaires et l'effectif ; le cabinet projette les seuils à deux ans et prépare les comptes à l'audit.
Combien coûte un expert-comptable pour une PME industrielle ?
Le volume de pièces, les stocks, les flux intracommunautaires, l'effectif et la comptabilité analytique placent une PME industrielle bien au-dessus de l'entrée de grille. Le devis est écrit, détaillé par mission, remis après un premier rendez-vous offert dans vos locaux.
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