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Cabinet Levy & Associés, expert-comptable à Lyon

Immobilier & patrimoine

Location Airbnb à Lyon : fiscalité et réglementation en 2026

Par Marie-France Levy, expert-comptable · Publié le · Mis à jour le

En résumé

Louer sur Airbnb à Lyon impose un numéro d'enregistrement en mairie, une limite de 120 nuits par an pour une résidence principale et une autorisation de changement d'usage avec compensation pour une résidence secondaire. Fiscalement, les revenus relèvent des BIC : micro-BIC à 30 % d'abattement (plafond 15 000 €) pour un meublé non classé, 50 % (77 700 €) s'il est classé, ou réel avec amortissement. S'y ajoutent la taxe de séjour et la CFE.

Loueur en courte durée à Lyon calculant la fiscalité de sa location Airbnb

La fiscalité d'une location Airbnb à Lyon s'est durcie en deux temps : la Ville a renforcé ses règles d'urbanisme sur la courte durée, et la loi de finances a réduit l'abattement du micro-BIC pour les meublés de tourisme non classés. Un loueur lyonnais doit désormais respecter des règles d'enregistrement, de durée et d'usage, choisir son régime fiscal en connaissance de cause, et anticiper la taxe de séjour, la CFE et parfois la TVA. Voici l'état des règles au 1er janvier 2026.

Les règles d’urbanisme lyonnaises

Avant toute question fiscale, un loueur doit vérifier qu’il a le droit de louer. Lyon applique le dispositif complet prévu par le code de la construction et de l’habitation, renforcé par la loi du 19 novembre 2024 sur les meublés de tourisme.

L’enregistrement. Tout meublé de tourisme, résidence principale ou non, doit être déclaré à la Ville de Lyon via son téléservice ; le numéro d’enregistrement figure sur chaque annonce. Les plateformes transmettent chaque année à la Ville le nombre de nuits louées par logement.

La résidence principale. Elle peut être louée en courte durée dans la limite de 120 nuits par an (les communes peuvent abaisser ce plafond à 90 nuits depuis 2025). Au-delà, le logement perd sa qualification de résidence principale.

La résidence secondaire. Sa location touristique constitue un changement d’usage soumis à autorisation, temporaire ou définitive, et, dans les arrondissements centraux, à compensation : le propriétaire doit transformer en logement une surface commerciale équivalente, ce qui rend l’opération rarement viable.

Le règlement de copropriété. Il peut interdire la location de courte durée ; depuis 2024, une assemblée peut la restreindre à la majorité des deux tiers si le règlement l’autorise implicitement.

Le diagnostic de performance énergétique. Les logements classés G puis F sont progressivement interdits à la location, y compris touristique pour les nouveaux meublés soumis à autorisation.

Le régime fiscal : micro-BIC ou réel

Les revenus d’une location meublée de courte durée relèvent des bénéfices industriels et commerciaux, comme toute location meublée.

SituationMicro-BICRéel
Meublé de tourisme non classéAbattement 30 %, plafond 15 000 € de recettesCharges réelles et amortissement
Meublé de tourisme classé (1 à 5 étoiles)Abattement 50 %, plafond 77 700 €Charges réelles et amortissement
Chambre d’hôtesAbattement 71 %, plafond 188 700 €Charges réelles et amortissement

Le classement du meublé, obtenu auprès d’un organisme agréé pour cinq ans, est devenu une décision fiscale : il fait passer l’abattement de 30 % à 50 % et le plafond de 15 000 € à 77 700 €. Au-delà des plafonds, le réel s’applique de plein droit. Le réel permet en outre d’amortir le bien, comme l’explique amortissement en LMNP : méthode et exemple chiffré, et reste souvent préférable, comme le montre LMNP : réel ou micro-BIC, le calcul sur dix ans.

Les cotisations sociales

Un loueur de meublé de tourisme dont les recettes dépassent 23 000 € par an est affilié au régime social des indépendants (ou, sur option sous conditions, au régime général), avec des cotisations calculées sur le résultat, sauf s’il passe par une agence ou si les recettes restent inférieures aux autres revenus du foyer selon les règles du statut LMP. En dessous de 23 000 €, seuls les prélèvements sociaux de 17,2 % s’appliquent. Le franchissement de ce seuil doit être anticipé : il change le coût de la location et les obligations déclaratives.

La taxe de séjour et la CFE

La Métropole de Lyon perçoit une taxe de séjour par nuit et par personne, dont le montant dépend du classement du meublé (un pourcentage du prix de la nuit pour les meublés non classés, plafonné). Les plateformes la collectent pour les réservations qu’elles intermédient ; le loueur la collecte et la reverse pour les locations directes.

La cotisation foncière des entreprises est due par tout loueur de meublé de tourisme, avec une exonération possible sur délibération pour les locations de résidence principale ou de chambre d’hôtes. La déclaration initiale se fait avant le 31 décembre de la première année ; les règles sont détaillées dans CFE à Lyon et dans la Métropole.

La TVA para-hôtelière

Une location meublée est exonérée de TVA, sauf si elle s’accompagne d’au moins trois des quatre prestations para-hôtelières (petit-déjeuner, nettoyage régulier des locaux, fourniture du linge, réception de la clientèle). Un loueur qui offre ces services devient assujetti à 10 % sur l’hébergement, avec droit à déduction de la TVA sur ses dépenses et son investissement. C’est une option rarement pertinente pour un studio, parfois intéressante pour un immeuble de meublés avec services.

Les erreurs à éviter

  • Louer sans numéro d’enregistrement. Amende et retrait de l’annonce.
  • Dépasser 120 nuits sur sa résidence principale. Requalification en résidence secondaire et procédure de changement d’usage.
  • Rester au micro-BIC à 30 % sans comparer. Le réel ou le classement changent le résultat de plusieurs milliers d’euros.
  • Ignorer le seuil de 23 000 €. Cotisations sociales dues avec majorations en cas de contrôle.
  • Ne pas conserver les relevés de plateforme. Les plateformes transmettent vos revenus à l’administration (DAC7) ; l’écart est détecté automatiquement.

Ce que fait le cabinet

Le Cabinet Levy & Associés vérifie vos obligations d’urbanisme lyonnaises, compare micro-BIC, classement et réel sur votre bien, tient la comptabilité au réel avec l’amortissement, déclare la CFE et suit le seuil de 23 000 €. Le premier rendez-vous est offert. La mission est décrite sur la page expert-comptable LMNP à Lyon. Les loueurs qui offrent des services hôteliers se rapprochent du régime décrit sur la page restaurants, bars et hôtels.

Questions fréquentes

Faut-il déclarer sa location Airbnb en mairie à Lyon ?

Oui. Tout meublé de tourisme à Lyon doit être enregistré auprès de la Ville via le téléservice dédié ; le numéro obtenu doit figurer sur chaque annonce. L'absence de numéro expose à une amende civile pouvant atteindre 5 000 € par logement, et les plateformes sont tenues de retirer les annonces non conformes.

Peut-on louer sa résidence principale sans limite ?

Non. La résidence principale peut être louée en courte durée 120 nuits par an au maximum (la loi de 2024 permet aux communes d'abaisser ce plafond à 90 nuits ; vérifiez la règle lyonnaise en vigueur). Au-delà, le logement est considéré comme une résidence secondaire soumise au changement d'usage.

Qu'est-ce que le changement d'usage avec compensation ?

À Lyon, transformer un logement en meublé de tourisme (résidence secondaire louée plus de 120 nuits) nécessite une autorisation de changement d'usage, et, dans certains arrondissements, une compensation : transformer en logement une surface équivalente de local commercial. Cette règle rend la location touristique d'une résidence secondaire difficile et coûteuse en centre-ville.

Comment sont imposés les revenus Airbnb ?

En bénéfices industriels et commerciaux. Au micro-BIC, abattement de 30 % avec un plafond de 15 000 € pour un meublé non classé, ou 50 % avec 77 700 € pour un meublé classé (règles applicables depuis les revenus 2025). Au réel, charges et amortissement déductibles. Les prélèvements sociaux de 17,2 % s'ajoutent à l'impôt. Au-delà de 23 000 € de recettes, l'affiliation aux cotisations sociales peut s'imposer.

Qui collecte la taxe de séjour ?

Les plateformes collectent et reversent la taxe de séjour de la Métropole de Lyon pour les réservations qu'elles intermédient. Pour les locations directes, le loueur la collecte auprès du voyageur et la reverse lui-même. La taxe s'ajoute au prix et ne fait pas partie des recettes imposables.

Marie-France Levy

Expert-comptable inscrite au tableau de l'Ordre · Cabinet Levy & Associés, Lyon 6e

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