Aller au contenu
Cabinet Levy & Associés, expert-comptable à Lyon

Création d'entreprise

Ouvrir une boulangerie à Lyon : reprise ou création, budget, statut, paie de nuit et TVA du pain

Par Nathalie Levy, comptable associée · Publié le · Mis à jour le

En résumé

Ouvrir une boulangerie à Lyon passe le plus souvent par la reprise d'un fonds existant, financé à 70 % par emprunt sur sept ans, avec un fournil aux normes, une société (EURL ou SARL le plus souvent), une caisse certifiée gérant les taux de TVA de 5,5 % et 10 %, une paie de nuit conforme à la convention de la boulangerie-pâtisserie et un prévisionnel qui tient compte d'une marge brute élevée mais d'un poids de personnel important. Le cabinet accompagne le projet du dossier bancaire au premier bilan.

Ouvrir une boulangerie à Lyon : suivi du chiffre d'affaires et des marges d'un commerce de bouche

Ouvrir une boulangerie à Lyon est un projet à part parmi les commerces de bouche : un métier réglementé par l'appellation « boulanger », un outil de production lourd, des horaires de nuit, une marge brute élevée mais un personnel nombreux, et un marché de reprise très actif dans les arrondissements comme dans les communes de la Métropole. Le Cabinet Levy & Associés, à Lyon 6e, accompagne des boulangers depuis 1997, à la reprise comme à la création.

Reprendre ou créer : la première décision

À Lyon, neuf boulangeries sur dix changent de mains par reprise. La raison est simple : un fournil représente un investissement lourd (four, pétrin, chambre de pousse, façonneuse, laboratoire de pâtisserie, vitrines réfrigérées, extraction), et un local qui a déjà accueilli une boulangerie dispose des raccordements électriques et de l’extraction nécessaires. Créer dans un local nu coûte plus cher et prend plus de temps, mais permet de choisir son emplacement dans un quartier neuf, à Confluence, à Gerland ou dans une commune en développement comme Chassieu ou Genas. Reprendre permet de partir avec une clientèle, un chiffre d’affaires connu et une équipe, au prix d’un fonds à financer.

Dans les deux cas, le point de départ est le même : un chiffre d’affaires réaliste. Pour une reprise, les trois derniers bilans du cédant, retraités des éléments non reproductibles, donnent la base. Pour une création, on raisonne en passages par jour et en panier moyen, en tenant compte des jours d’ouverture et des fermetures hebdomadaires. Notre guide reprendre un commerce à Lyon et notre article évaluer un fonds de commerce à Lyon détaillent la méthode.

Le modèle économique d’une boulangerie

Une boulangerie a une marge brute élevée, souvent supérieure à 70 % du chiffre d’affaires, parce que la matière première (farine, beurre, levure, sucre, œufs) pèse peu dans le prix de vente. Mais elle a des charges de personnel lourdes : il faut un boulanger de nuit, un pâtissier, des vendeuses en plusieurs postes, des apprentis. Le personnel représente couramment 35 à 45 % du chiffre d’affaires. Le loyer, l’énergie (un four consomme beaucoup), les emballages et l’entretien du matériel complètent le tableau. Le résultat se joue donc sur l’organisation des équipes et sur le rendement du fournil, pas sur le prix de la farine.

C’est ce que la banque regardera dans le prévisionnel : la cohérence entre le chiffre d’affaires, l’effectif et les horaires d’ouverture. Un prévisionnel qui promet un excédent de 25 % avec quatre salariés pour 400 000 € de chiffre d’affaires ne sera pas cru.

Faire relire mon projet de boulangerie

Cinq questions, une réponse sous deux jours ouvrés. Aucun engagement.

Appelez directement Nathalie LEVY au 06 29 37 68 06

Le statut juridique et la qualification

La boulangerie est une activité artisanale réglementée. Le chef d’entreprise doit détenir un CAP ou un BEP de boulangerie, ou une expérience de trois ans, ou employer un salarié qualifié qui assure le contrôle effectif de la production. L’appellation « boulangerie » n’est utilisable que si le pain est pétri, façonné et cuit sur place, sans congélation des pâtes. L’immatriculation se fait auprès de la Chambre de métiers et de l’artisanat du Rhône, par le guichet unique.

La forme sociale la plus fréquente est l’EURL pour un boulanger seul ou la SARL pour un couple ou deux associés, parce que le gérant majoritaire est travailleur non salarié et que ses cotisations sont plus faibles que celles d’un dirigeant de SAS. Nos pages EURL et SARL détaillent ce choix ; le conjoint qui travaille au magasin doit avoir un statut, collaborateur ou salarié.

Le budget et le financement

Pour une reprise, le budget comprend le prix du fonds, les frais d’acte, le stock, le fonds de roulement des premiers mois, les éventuels travaux de mise aux normes et le dépôt de garantie du bail. Pour une création, il comprend le droit au bail ou le pas-de-porte, les travaux et l’agencement, le matériel de fournil et de vente, les enseignes et le fonds de roulement.

Les banques lyonnaises connaissent bien la boulangerie et financent habituellement 70 % du prix du fonds sur sept ans, sous réserve d’un apport et d’un dossier solide. Un prêt d’honneur d’Initiative Lyon ou du Réseau Entreprendre peut compléter l’apport. Le matériel neuf peut être financé en crédit-bail. Le cabinet monte le prévisionnel, le plan de financement et le dossier bancaire, et accompagne le rendez-vous avec la banque (création d’entreprise à Lyon).

La caisse et la TVA du pain

La boulangerie est l’un des commerces où la TVA est la plus complexe : 5,5 % sur le pain, les viennoiseries et les pâtisseries à emporter, 10 % sur les sandwichs, salades, quiches et produits de consommation immédiate, 20 % sur les boissons alcoolisées et certaines confiseries. La caisse certifiée doit ventiler chaque article, et les formules « sandwich + boisson + dessert » doivent être décomposées. Une erreur de paramétrage se répète à chaque vente et ressort en contrôle. Nous paramétrons la caisse avec le fournisseur avant l’ouverture et nous contrôlons la ventilation chaque mois.

La paie de nuit, les apprentis, la convention collective

La convention collective de la boulangerie-pâtisserie artisanale prévoit des majorations pour les heures de nuit, les dimanches et les jours fériés, des classifications, des minima, une prime d’ancienneté, des règles sur les jours de repos et un régime de prévoyance. Le boulanger de nuit commence souvent à trois ou quatre heures du matin : sa paie doit refléter les majorations exactes. Les apprentis sont la ressource traditionnelle du métier ; leurs contrats ouvrent droit à des aides à l’embauche importantes, décrites dans notre article aide à l’apprentissage pour les TPE. Le pôle social du cabinet produit ces paies, gère les contrats et les visites médicales, et sécurise la première embauche (embaucher son premier salarié).

Les six premiers mois

Le premier semestre décide de l’avenir. Il faut surveiller chaque semaine trois indicateurs : le chiffre d’affaires par jour d’ouverture, le taux de marge brute (invendus et casse compris) et le ratio de personnel. Il faut aussi payer la TVA, les cotisations du gérant et les échéances d’emprunt sans surprise, ce qui suppose un plan de trésorerie mensuel. Le cabinet met en place ce tableau de bord dès l’ouverture, et fait un point à trois mois puis à six mois pour ajuster les horaires, les effectifs et l’assortiment.

Les erreurs qui coûtent cher

  • Reprendre un fonds sur la foi d’un chiffre d’affaires déclaré, sans retraiter les bilans ni vérifier le bail.
  • Sous-estimer les charges de personnel et les horaires réels d’ouverture.
  • Paramétrer la caisse avec un seul taux de TVA.
  • Laisser le conjoint travailler sans statut.
  • Oublier que les cotisations du gérant de la deuxième année incluent la régularisation de la première.
  • Négliger l’entretien du four et du pétrin, dont la panne arrête la production.

Après l’ouverture, le suivi courant d’un commerce de bouche est décrit sur notre page boulangeries et métiers de bouche.

Ce que fait le cabinet

Le Cabinet Levy & Associés accompagne les boulangers lyonnais de la reprise au premier bilan : évaluation du fonds et retraitement des bilans du cédant, prévisionnel et dossier bancaire, choix du statut et immatriculation, paramétrage de la caisse et de la TVA, paie de la convention boulangerie-pâtisserie, apprentis, tableau de bord hebdomadaire et plan de trésorerie. Un interlocuteur dédié, une expert-comptable joignable directement, un forfait mensuel fixé sur devis écrit après un premier rendez-vous sans engagement : appelez directement Nathalie LEVY au 06 29 37 68 06 ou laissez vos coordonnées ci-dessus.

Questions fréquentes

Faut-il un diplôme pour ouvrir une boulangerie ?

L'activité de boulangerie relève des métiers réglementés de l'artisanat : elle exige un CAP, un BEP ou un diplôme équivalent, ou trois ans d'expérience professionnelle, détenus par le chef d'entreprise ou par un salarié qui assure le contrôle effectif de la production. L'appellation « boulangerie » est en outre réservée aux professionnels qui pétrissent, façonnent et cuisent sur place, sans congélation des pâtes.

Quelle TVA s'applique dans une boulangerie ?

Le pain, les viennoiseries et les pâtisseries vendus à emporter relèvent du taux réduit de 5,5 % ; les sandwichs, salades et produits consommés sur place ou destinés à une consommation immédiate relèvent de 10 % ; les boissons alcoolisées et certaines confiseries sont à 20 %. La caisse doit ventiler chaque article ; une erreur de paramétrage se répète à chaque vente.

Combien coûte la reprise d'une boulangerie à Lyon ?

Le prix d'un fonds dépend du chiffre d'affaires, de la marge, de l'emplacement, de l'état du fournil et du bail. Les banques financent en général 70 % du prix sur sept ans, le reste venant de l'apport et parfois d'un prêt d'honneur. Le cabinet évalue le fonds à partir des trois derniers bilans et monte le dossier.

Comment gérer la paie de nuit d'une boulangerie ?

La convention collective de la boulangerie-pâtisserie artisanale prévoit des majorations pour le travail de nuit, du dimanche et des jours fériés, des classifications et des minima, une prime d'ancienneté et un régime de prévoyance. Les apprentis sont nombreux et leurs aides à l'embauche importantes. Le pôle social du cabinet produit ces paies chaque mois.

EURL, SARL ou SAS pour une boulangerie ?

La plupart des boulangeries lyonnaises sont des EURL ou des SARL : le gérant majoritaire est travailleur non salarié, ce qui limite les cotisations sur une rémunération souvent élevée en valeur absolue. La SAS se justifie lorsqu'un investisseur entre au capital. La micro-entreprise est inadaptée à un fournil.

Nathalie Levy

Comptable associée · Cabinet Levy & Associés, Lyon 6e

Publié le · Mis à jour le

Dans le même dossier

Appeler Prendre RDV