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Cabinet Levy & Associés, expert-comptable à Lyon

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Simulateur de statut juridique : SASU, EURL ou micro-entreprise, le net comparé sur vos chiffres

Par Marie-France Levy, expert-comptable · Publié le · Mis à jour le

En résumé

Ce simulateur de statut juridique compare, à partir de votre chiffre d'affaires et de vos charges réelles, le revenu net annuel avant impôt sur le revenu d'une micro-entreprise, d'une EURL à l'IS avec rémunération et d'une SASU en salaire ou en dividendes. Il utilise des ordres de grandeur 2026 (abattements du micro, cotisations TNS et assimilé salarié, IS, PFU) et affiche ses hypothèses ; il sert à orienter, pas à décider.

Simulateur de statut juridique comparant SASU, EURL et micro-entreprise

Un simulateur de statut juridique ne remplace pas un rendez-vous, mais il évite de partir sur une mauvaise piste. Celui-ci compare micro-entreprise, EURL et SASU sur ce qui compte d'abord pour un créateur : ce qui reste, net, avant impôt sur le revenu, pour un chiffre d'affaires et des charges donnés. Les hypothèses sont affichées et datées ; le commentaire qui suit explique comment lire les résultats et ce que le simulateur ne voit pas.

Simulateur : micro-entreprise, EURL ou SASU

Ordres de grandeur du revenu net annuel avant impôt sur le revenu, aux paramètres 2026 connus. Ne remplace pas une simulation personnalisée.

RégimeCotisations / impôt sociétéNet avant IRRemarque
Micro-entreprise
EURL à l'IS (tout en rémunération)Cotisations TNS ≈ 45 % du net ; retraite et prévoyance de base
SASU (tout en salaire)Cotisations ≈ 80 % du net ; retraite Agirc-Arrco, prévoyance
SASU (tout en dividendes)IS 15 % / 25 % puis PFU 30 % ; aucun droit social

Hypothèses : abattement micro 71 % / 50 % / 34 %, cotisations micro 12,3 % / 21,2 % / 26,1 % (taux 2026 à vérifier), plafonds micro non contrôlés, TNS ≈ 31 % du bénéfice avant rémunération, assimilé salarié ≈ 45 % du coût total, IS 15 % jusqu'à 42 500 € puis 25 %, PFU 30 %. Le micro-BNC affiche aussi la base imposable après abattement à titre indicatif.

Comment lire les résultats

Le simulateur affiche, pour chaque régime, les prélèvements (cotisations sociales, et pour la SASU en dividendes l’impôt sur les sociétés et la flat tax) et le net qui reste avant impôt sur le revenu. Trois lectures :

La ligne micro-entreprise montre le net réel (chiffre d’affaires moins charges réelles moins cotisations sur le chiffre d’affaires) et, en remarque, la base imposable après abattement forfaitaire. Si vos charges réelles dépassent l’abattement, la base imposable est supérieure à votre revenu réel : c’est le signal du passage au réel. Si elles sont très inférieures, le micro reste attractif.

La ligne EURL montre ce que laisse le statut TNS : des cotisations plus faibles, donc un net plus élevé, au prix d’une protection sociale de base. C’est la référence pour un créateur seul sous 50 000 € de bénéfice.

Les deux lignes SASU montrent l’écart entre le salaire (cotisations élevées, droits sociaux) et les dividendes (IS puis PFU, aucun droit). Contrairement à une idée répandue, le tout-dividendes ne bat pas le tout-salaire de beaucoup, et ne bat pas l’EURL ; il l’emporte seulement sur la simplicité et, pour un dirigeant déjà couvert par ailleurs, sur l’inutilité des cotisations.

Trois exemples

Chiffre d’affairesCharges réellesActivitéLecture
40 000 €4 000 €LibéraleLe micro reste compétitif : base imposable de 26 400 € (abattement 34 %) proche du net réel. Simplicité gagnante.
80 000 €12 000 €LibéraleL’EURL laisse plusieurs milliers d’euros de plus que le micro (base imposable de 52 800 € contre un net réel inférieur) et que la SASU.
150 000 €40 000 €ServicesLe micro est dépassé (plafond) ; l’EURL et la SASU en salaire se comparent sur la protection sociale ; les dividendes complètent au-delà de 42 500 € de bénéfice.

Les chiffres exacts apparaissent dans le simulateur en saisissant ces valeurs.

Ce que le simulateur ne voit pas, et qui compte

  1. Les plafonds du micro (188 700 € pour la vente, 77 700 € pour les services et le libéral en 2025, révisés) : au-delà, le régime n’est plus accessible.
  2. La protection sociale : trimestres de retraite, indemnités journalières, prévoyance. Un net supérieur en EURL s’accompagne de droits inférieurs à ceux de la SASU en salaire. Le détail figure dans SASU ou EURL : le comparatif chiffré.
  3. L’ACRE : exonération partielle la première année, qui améliore les trois régimes.
  4. Les cotisations minimales de l’EURL même sans rémunération (environ 1 200 € par an).
  5. Le seuil des 10 % en EURL : les dividendes au-delà de 10 % du capital et du compte courant sont soumis aux cotisations.
  6. L’impôt sur le revenu : selon la tranche du foyer, le PFU des dividendes ou le barème du salaire change la conclusion, comme l’explique dividendes ou salaire : l’arbitrage chiffré.
  7. La TVA : franchise en base ou assujettissement, qui pèse sur les prix et la trésorerie.
  8. Les coûts fixes : honoraires, juridique annuel, banque, plus élevés en société.
  9. Les projets : associés, levée de fonds, transmission, qui orientent vers la SASU quel que soit le net.
  10. L’activité réglementée : forme imposée par l’ordre.

Ces critères sont ordonnés dans quel statut juridique choisir : l’arbre de décision.

Les hypothèses de calcul, en détail

  • Micro-entreprise : cotisations sociales de 12,3 % (vente), 21,2 % (prestations de services BIC) ou 26,1 % (activités libérales BNC, taux 2026) du chiffre d’affaires encaissé ; abattement forfaitaire de 71 %, 50 % ou 34 % pour la base imposable ; versement libératoire non modélisé.
  • EURL à l’IS, tout en rémunération : cotisations TNS d’environ 45 % de la rémunération nette, soit environ 31 % du bénéfice avant rémunération ; bénéfice nul après rémunération, donc pas d’IS.
  • SASU, tout en salaire : cotisations patronales et salariales d’environ 45 % du coût total, soit un net d’environ 55 % du bénéfice avant rémunération.
  • SASU, tout en dividendes : IS à 15 % jusqu’à 42 500 € de bénéfice et 25 % au-delà, puis PFU de 30 % sur le distribuable.

Ces taux sont ceux connus au 1er janvier 2026 et sont revus chaque année par le cabinet.

Après le simulateur

Si le simulateur oriente vers une société, l’article combien coûte réellement la création d’une société à Lyon chiffre les frais, et la page création d’entreprise à Lyon décrit l’accompagnement du cabinet, du statut au Kbis. Si le micro reste pertinent, la page auto-entrepreneurs et micro-entreprises explique quand et comment le cabinet intervient ponctuellement. Les consultants et indépendants de l’IT, premiers utilisateurs de ce simulateur, trouveront leurs particularités sur la page freelances et consultants.

Questions fréquentes

Le simulateur tient-il compte de l'impôt sur le revenu ?

Non, volontairement : l'impôt sur le revenu dépend du foyer (autres revenus, parts, tranche marginale) et se calcule sur des bases différentes selon le statut (barème après abattement de 10 % pour un salaire, PFU de 12,8 % pour des dividendes, base après abattement forfaitaire pour le micro). Comparer avant IR est le seul moyen d'isoler l'effet du statut. Le rendez-vous complète avec votre situation fiscale.

Pourquoi le micro affiche-t-il un net supérieur avec des charges élevées ?

Parce que le simulateur calcule le net réel (chiffre d'affaires moins charges réelles moins cotisations sur le chiffre d'affaires), mais que l'impôt du micro se calcule sur le chiffre d'affaires après abattement forfaitaire, sans tenir compte des charges réelles. Avec des charges supérieures à l'abattement, le micro impose un revenu que vous n'avez pas ; la ligne « base imposable » le montre.

Les taux utilisés sont-ils exacts ?

Ce sont des ordres de grandeur 2026 : cotisations micro de 12,3 % (vente), 21,2 % (services) et 26,1 % (libéral), cotisations TNS d'environ 45 % du net, cotisations d'assimilé salarié d'environ 80 % du net, IS à 15 % puis 25 %, PFU à 30 %. Les taux exacts dépendent de la situation (ACRE, plafonds, régularisations) et sont vérifiés en rendez-vous.

Que ne voit pas le simulateur ?

Les plafonds du micro, la protection sociale acquise (retraite, prévoyance), l'ACRE, les cotisations minimales de l'EURL, le seuil des 10 % pour les dividendes en EURL, la TVA, les frais de création et de fonctionnement, et vos projets (associés, levée, transmission). Ces éléments changent la conclusion ; ils sont détaillés dans les articles liés.

Puis-je utiliser ces chiffres pour un dossier bancaire ?

Non. Un dossier bancaire exige un prévisionnel complet sur trois ans, avec compte de résultat, plan de financement et trésorerie mensuelle, décrit sur la page business plan. Le simulateur donne une orientation de statut, pas un prévisionnel.

Marie-France Levy

Expert-comptable inscrite au tableau de l'Ordre · Cabinet Levy & Associés, Lyon 6e

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