Création d'entreprise
Devenir consultant indépendant à Lyon : portage, micro-entreprise ou SASU, TJM, ARE, premiers clients et trésorerie
Par Marie-France Levy, expert-comptable · Publié le · Mis à jour le
En résumé
Devenir consultant indépendant à Lyon se décide en trois temps : le statut (portage salarial pour tester, micro-entreprise pour démarrer, SASU ou EURL dès que les missions sont régulières, la SASU permettant de cumuler l'ARE sans rémunération), le taux journalier (calculé à partir du revenu net visé, des jours facturables réels et des charges, pas du salaire précédent divisé par 20), et la trésorerie (trois à six mois de charges devant soi, provisions demandées, facturation mensuelle). Le cabinet chiffre les trois avant le départ.
Devenir consultant indépendant à Lyon est le projet de nombreux cadres de la Part-Dieu, de Vaise et de la Métropole qui quittent un poste salarié avec un premier client en vue : la question n'est pas de savoir s'ils ont les compétences, mais quel statut choisir, quel taux journalier fixer et comment traverser les premiers mois. Le Cabinet Levy & Associés, à Lyon 6e, accompagne ces transitions chaque année, de la rupture conventionnelle au premier bilan.
Passer de salarié à indépendant sans se tromper de statut
Le consultant indépendant vend ses jours à des entreprises qui préfèrent acheter une expertise ponctuelle plutôt que recruter : conseil en organisation, en finance, en systèmes d’information, en ressources humaines, en marketing, en qualité, en industrie. À Lyon, les grands comptes de la Part-Dieu, les industriels de l’Est et les sociétés de services de Vaise sont les premiers acheteurs, souvent par l’intermédiaire de cabinets ou d’ESN. Le projet réussit lorsque trois décisions sont prises correctement dès le départ : le statut juridique et social, le taux journalier et l’organisation de la trésorerie. Le reste (prospection, réseau, spécialisation) relève du métier du consultant.
Le Cabinet Levy & Associés, à Lyon 6e, accompagne des consultants indépendants depuis 1997, dont beaucoup ont commencé par un premier rendez-vous avant même leur départ de l’entreprise.
Le statut : quatre options, une seule bonne pour vous
Le portage salarial. Vous signez avec une société de portage qui facture vos clients, vous salarie et vous reverse un salaire après frais de gestion et cotisations. Aucune création, des droits au chômage conservés, une gestion nulle ; mais il reste souvent moins de la moitié du chiffre d’affaires. C’est une solution de test ou une contrainte imposée par certains clients.
La micro-entreprise. Rapide et légère, avec des cotisations sur le chiffre d’affaires et un abattement de 34 % pour les prestations intellectuelles ; mais un plafond de 77 700 € au 1er janvier 2026, pas de déduction des charges réelles, une franchise de TVA qui peut gêner les clients, et des allocations chômage réduites en fonction du chiffre d’affaires. Notre page auto-entrepreneurs en détaille les limites.
La SASU. La forme préférée des consultants qui cumulent leurs allocations : président sans rémunération, allocations conservées, dividendes plus tard sans cotisations, statuts souples pour accueillir un associé. Son coût apparaît lorsque le président se rémunère (cotisations d’environ 80 % du net). Voir notre page SASU.
L’EURL. La forme la moins coûteuse en cotisations (environ 45 % du net) pour un consultant qui doit se rémunérer chaque mois dès le départ, au prix d’une protection sociale plus légère. Notre comparatif SASU ou EURL et notre simulateur de charges chiffrent l’écart.
Le taux journalier, calculé à l’envers
L’erreur classique consiste à diviser son ancien salaire brut mensuel par vingt et à ajouter un peu. Le calcul juste part de l’arrivée : le revenu net annuel souhaité, augmenté des cotisations selon le statut (le simulateur les donne), des charges de l’activité (matériel, logiciels, assurance responsabilité civile professionnelle, déplacements, formation, honoraires comptables, coworking), et d’une marge pour l’intercontrat. Ce total est divisé par les jours réellement facturables : sur 220 jours ouvrés, il faut retirer les congés, la prospection, l’administratif, la formation et les périodes sans mission, ce qui laisse rarement plus de 150 à 180 jours. Un consultant qui visait 60 000 € nets découvre ainsi qu’il lui faut un taux journalier bien supérieur à ce que suggérait son salaire. Ce calcul se refait chaque année.
Quitter son employeur dans de bonnes conditions
La rupture conventionnelle ouvre les droits au chômage et permet le cumul avec une SASU sans rémunération ; la démission ne le permet qu’exceptionnellement. Le préavis, la clause de non-concurrence et la clause de loyauté doivent être lus avant de signer un premier client, surtout si celui-ci est l’ancien employeur ou l’un de ses clients. Notre article sur le coût d’une rupture conventionnelle donne les ordres de grandeur. Le premier rendez-vous avec le cabinet a souvent lieu avant la rupture, pour caler le calendrier : date de fin de contrat, inscription à France Travail, création de la société, première facture.
Les formalités
Création de la société (statuts, capital, annonce légale, guichet unique, greffe de Lyon) ou déclaration de micro-entreprise ; choix du régime de TVA (le réel dès que les clients sont des entreprises qui récupèrent la TVA) ; assurance responsabilité civile professionnelle, souvent exigée par les clients ; compte bancaire professionnel ; outil de facturation conforme aux mentions obligatoires et à la facturation électronique ; siège social au domicile dans la plupart des cas (domiciliation).
La trésorerie et la facturation
Un consultant facture à la fin du mois pour des jours réalisés, et son client paie à trente, quarante-cinq ou soixante jours : le premier encaissement arrive deux à trois mois après le début de la mission. Il faut donc trois à six mois de charges devant soi, demander un acompte à la signature lorsque c’est possible, facturer chaque mois plutôt qu’en fin de mission, et relancer dès le premier retard (recouvrement des impayés). Les grands comptes ont des processus d’achats (bons de commande, plateformes de facturation) qu’il faut respecter pour être payé.
Les erreurs des consultants débutants
- Se rémunérer en SASU pendant le cumul des allocations, et les perdre.
- Fixer son TJM sur son ancien salaire.
- Rester en franchise de TVA avec des clients grands comptes.
- Facturer en fin de mission et découvrir les délais de paiement.
- Négliger l’assurance responsabilité civile professionnelle.
- Ignorer la clause de non-concurrence de l’ancien contrat.
Ce que fait le cabinet
Le Cabinet Levy & Associés, cabinet familial de Lyon 6e fondé en 1997, accompagne les consultants indépendants de la Métropole : simulation du statut et du taux journalier, calendrier de départ et cumul des allocations, création de la société, facturation et TVA, comptabilité en ligne, rémunération et dividendes, passage en EURL ou en SAS lorsque l’activité évolue (freelances et consultants). Un interlocuteur dédié, une expert-comptable joignable directement, un forfait fixé sur devis écrit : appelez directement Nathalie LEVY au 06 29 37 68 06 ou laissez vos coordonnées ci-dessus.
Questions fréquentes
Portage salarial ou société ?
Le portage salarial permet de facturer sans créer d'entreprise : la société de portage encaisse, vous reverse un salaire après frais de gestion (5 à 10 %) et cotisations de salarié, et vous conservez des droits au chômage. Il reste souvent moins de la moitié du chiffre d'affaires. Il convient pour tester quelques mois ; au-delà, une SASU ou une EURL laisse nettement plus de net et permet de déduire les charges réelles.
Comment cumuler mes allocations chômage avec mon activité ?
Un demandeur d'emploi indemnisé qui crée une SASU et ne se verse aucune rémunération conserve l'intégralité de ses allocations jusqu'à la fin de ses droits, sous réserve de déclarer sa situation chaque mois et de fournir les procès-verbaux de non-rémunération. Il peut aussi opter pour l'ARCE (versement en capital de 60 % des droits restants). En micro-entreprise, les allocations sont réduites en fonction du chiffre d'affaires déclaré.
Comment fixer mon taux journalier ?
En partant du revenu net annuel visé, en ajoutant les cotisations selon le statut et les charges (matériel, logiciels, assurance, déplacements, formation, honoraires), puis en divisant par le nombre de jours réellement facturables (rarement plus de 150 à 180 par an, une fois retirés les congés, la prospection, l'administratif et l'intercontrat). Le résultat surprend souvent les anciens salariés.
Quel statut pour facturer des grands comptes ?
Les grands comptes et les ESN intermédiaires demandent en général une société (SASU ou EURL), un Kbis, une assurance responsabilité civile professionnelle, parfois un chiffre d'affaires minimum et des attestations de vigilance URSSAF. La micro-entreprise passe moins bien dans leurs processus d'achats, et le portage est parfois imposé par certains clients.
Que se passe-t-il entre deux missions ?
Rien ne rentre, tout continue de sortir : cotisations, assurance, outils, rémunération. Un consultant indépendant doit avoir trois à six mois de charges devant lui, facturer mensuellement plutôt qu'en fin de mission, demander des acomptes et relancer dès le premier retard. En SASU sans rémunération, les charges fixes sont faibles, ce qui aide à traverser l'intercontrat.
Marie-France Levy
Expert-comptable inscrite au tableau de l'Ordre · Cabinet Levy & Associés, Lyon 6e
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