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Simulateur de charges sociales du dirigeant : TNS ou assimilé salarié, combien coûte votre rémunération en 2026 ?
Par Marie-France Levy, expert-comptable · Publié le · Mis à jour le
En résumé
Le simulateur de charges sociales du dirigeant compare, pour un même net souhaité, le coût d'un travailleur non salarié (gérant majoritaire de SARL ou d'EURL, entrepreneur individuel : cotisations d'environ 45 % du net) et celui d'un assimilé salarié (président de SAS ou de SASU : environ 80 % du net, parts salariale et patronale), avec l'effet de l'ACRE la première année. L'écart, souvent supérieur à 10 000 € par an pour 40 000 € nets, s'apprécie au regard de la protection sociale, meilleure pour l'assimilé salarié. Ordres de grandeur au 1er janvier 2026.
Ce simulateur de charges sociales du dirigeant répond à la question que tout créateur ou repreneur lyonnais pose au premier rendez-vous : « si je me verse tant, combien cela coûte-t-il à ma société, et combien me reste-t-il ? ». La réponse dépend du statut social, travailleur non salarié ou assimilé salarié, et l'écart est considérable. L'outil ci-dessous donne les ordres de grandeur 2026 ; le Cabinet Levy & Associés, à Lyon 6e, les affine ensuite avec votre situation réelle.
Le simulateur
Simulateur : charges sociales d'un dirigeant, TNS ou assimilé salarié
Indiquez le net que vous souhaitez percevoir ou le budget que votre société peut consacrer à votre rémunération : le simulateur donne les cotisations et le coût total selon le statut. Ordres de grandeur 2026, avant impôt sur le revenu.
| Statut | Net perçu | Cotisations | Coût total société | Protection |
|---|---|---|---|---|
| TNS (gérant majoritaire de SARL/EURL, entrepreneur individuel) | — | — | — | Maladie, retraite de base et complémentaire, invalidité ; indemnités journalières après délai ; pas de chômage ni d'accident du travail |
| Assimilé salarié (président de SAS/SASU, gérant minoritaire) | — | — | — | Régime général : maladie, retraite de base et complémentaire cadre, prévoyance, accident du travail ; pas de chômage |
—
Hypothèses : cotisations TNS ≈ 45 % du net (coût ≈ 1,45 × le net) ; cotisations d'assimilé salarié (part salariale + patronale) ≈ 80 % du net (coût ≈ 1,8 × le net) ; ACRE : exonération d'environ la moitié des cotisations la première année sous conditions de revenu. Les cotisations TNS sont provisoires les deux premières années puis régularisées. L'impôt sur le revenu, la mutuelle, le PER et les dividendes ne sont pas modélisés : un rendez-vous les intègre.
Comment lire les résultats
Le simulateur raisonne à net égal : ce que le dirigeant perçoit effectivement sur son compte avant impôt sur le revenu. Pour un même net, la société dépense davantage lorsque le dirigeant est assimilé salarié, parce que son régime est celui du salariat : cotisations salariales retenues sur le brut et cotisations patronales ajoutées par-dessus. Le travailleur non salarié paie ses cotisations lui-même, sur son revenu, à un taux global inférieur, mais avec une protection moins étendue sur les indemnités journalières, la retraite complémentaire et l’accident du travail. La différence annuelle de coût, sur 40 000 € nets, dépasse 10 000 € : c’est le prix de la protection supplémentaire, et il faut se demander si elle vaut ce prix ou si une prévoyance complémentaire et un PER, déductibles, ne la remplacent pas pour moins cher.
Le raisonnement inverse, à budget égal, montre ce que la société peut verser à son dirigeant selon le statut : pour 60 000 € de budget, le TNS perçoit plus de 41 000 € nets, l’assimilé salarié un peu plus de 33 000 €. C’est ce chiffre qu’un créateur doit comparer à son besoin de revenu.
Ce que le statut change, au-delà des cotisations
Les dividendes. Le président de SAS perçoit des dividendes sans cotisations sociales (prélèvement forfaitaire unique de 30 %) ; le gérant majoritaire de SARL paie des cotisations TNS sur la fraction des dividendes qui dépasse 10 % du capital et du compte courant. Un dirigeant qui ne se rémunère pas et distribue a donc intérêt à la SAS ; un dirigeant qui se rémunère beaucoup, à la SARL. Notre article dividendes ou salaire approfondit cet arbitrage.
Le chômage. Aucun des deux statuts n’ouvre de droits à l’assurance chômage au titre du mandat. Mais un créateur indemnisé par France Travail conserve ses allocations s’il ne se rémunère pas, ce qui est plus simple à organiser en SASU (SASU).
La retraite. Le TNS valide ses trimestres sur son revenu et cotise à une retraite complémentaire propre aux indépendants ; l’assimilé salarié cotise à l’AGIRC-ARRCO comme un cadre, avec des points plus nombreux à rémunération égale. Sur une carrière, l’écart de pension existe mais se compense en partie par l’épargne retraite.
La trésorerie. Le TNS paie ses cotisations avec un décalage (base forfaitaire puis régularisation), l’assimilé salarié les paie chaque mois via la DSN. Le premier gagne de la trésorerie à court terme et perd en visibilité ; le second l’inverse.
Le formalisme. Un bulletin de paie mensuel pour l’assimilé salarié, une décision de rémunération et une déclaration annuelle pour le TNS.
À quel statut correspond chaque forme juridique
Le gérant majoritaire de SARL et le gérant associé unique d’EURL, l’entrepreneur individuel et le micro-entrepreneur, l’associé de SNC et le gérant majoritaire de SELARL sont travailleurs non salariés. Le président et les directeurs généraux de SAS et de SASU, le gérant minoritaire ou égalitaire de SARL, le président de SELAS et le dirigeant de SA sont assimilés salariés. Le choix de la forme est donc, pour une large part, le choix du statut social : notre comparatif SASU ou EURL l’illustre pour l’entrepreneur seul.
Les limites du simulateur
Les ratios de 45 % et de 80 % sont des ordres de grandeur valables pour des rémunérations courantes ; ils varient avec le niveau de revenu (les cotisations TNS sont dégressives au-delà de certains plafonds, les cotisations salariales aussi), avec l’ACRE, avec certaines exonérations (jeune entreprise innovante, zones aidées) et avec les options de mutuelle et de prévoyance. Le simulateur ignore l’impôt sur le revenu, qui dépend du foyer, et les dividendes, qui font l’objet d’un autre outil. Il ne remplace pas la simulation personnalisée que le cabinet établit au premier rendez-vous, à partir de votre prévisionnel ou de vos derniers comptes, et qui intègre le statut, la rémunération, les dividendes, le PER, la prévoyance et l’IR du foyer sur plusieurs années (optimiser sa rémunération de dirigeant).
Trois situations types
Un créateur indemnisé par France Travail qui n’a pas besoin de rémunération la première année : SASU, aucune cotisation, allocations conservées, dividendes plus tard ; le coût élevé de l’assimilé salarié ne joue pas tant qu’il ne se rémunère pas.
Un artisan qui doit se verser 3 500 € nets par mois dès le premier mois : EURL avec gérant TNS, cotisations d’environ 19 000 € par an contre près de 34 000 € en SASU, prévoyance complémentaire souscrite avec une partie de l’économie.
Une consultante dont la société dégage 90 000 € de bénéfice et qui veut sécuriser sa retraite : SASU, rémunération de 45 000 € nets avec cotisations de cadre, dividendes sur le solde après IS, PER en complément ; l’écart de cotisations est accepté pour la protection.
Ce que fait le cabinet
Le Cabinet Levy & Associés, cabinet familial de Lyon 6e fondé en 1997, chiffre le statut social de chaque dirigeant qu’il accompagne, à la création comme à chaque bilan : coût de la rémunération, arbitrage avec les dividendes, prévoyance et retraite, impôt du foyer, changement de forme lorsque la situation évolue. Un interlocuteur dédié, une expert-comptable joignable directement, un forfait fixé sur devis écrit : appelez directement Nathalie LEVY au 06 29 37 68 06 ou laissez vos coordonnées ci-dessus.
Questions fréquentes
Pourquoi les cotisations d'un président de SAS sont-elles si élevées ?
Parce qu'il relève du régime général comme un salarié cadre : cotisations salariales (retraite de base et complémentaire, maladie via la CSG, prévoyance) et cotisations patronales (maladie, retraite, allocations familiales, accident du travail, prévoyance, formation), sans assurance chômage. L'ensemble représente environ 80 % du net, contre environ 45 % pour un travailleur non salarié dont le régime est moins couvrant et calculé différemment.
Le TNS est-il moins bien protégé ?
Sur certains points : indemnités journalières soumises à un délai d'affiliation et plafonnées, retraite complémentaire moins généreuse que celle des cadres, pas de couverture accident du travail sans assurance volontaire. Sur d'autres, la protection est équivalente : remboursement des soins, retraite de base alignée sur le régime général. Une prévoyance complémentaire et un PER, déductibles, comblent l'essentiel de l'écart pour un coût inférieur à la différence de cotisations.
Qu'est-ce que l'ACRE et qui en bénéficie ?
L'aide à la création ou à la reprise d'entreprise exonère partiellement de cotisations sociales pendant les douze premiers mois d'activité, sous conditions (créateur ou repreneur, revenu inférieur à un plafond, pas d'ACRE dans les trois années précédentes). Elle s'applique aux TNS et aux assimilés salariés dirigeants. Le simulateur l'intègre de façon simplifiée ; le cabinet vérifie l'éligibilité.
Les cotisations TNS sont-elles payées tout de suite ?
Non : les deux premières années, elles sont appelées sur une base forfaitaire, puis régularisées sur le revenu réel la troisième année, avec un rattrapage souvent brutal. Le simulateur donne le montant réel ; le cabinet le provisionne dès le premier mois pour éviter la surprise.
Le simulateur tient-il compte de l'impôt sur le revenu ?
Non, volontairement : l'impôt dépend du foyer (revenus du conjoint, enfants, autres revenus) et non du statut. À net égal, l'impôt sur le revenu est le même pour un TNS et un assimilé salarié, à l'abattement de 10 % près. Le cabinet intègre l'IR dans la simulation personnalisée, avec les dividendes et le PER.
Marie-France Levy
Expert-comptable inscrite au tableau de l'Ordre · Cabinet Levy & Associés, Lyon 6e
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