Création d'entreprise
S'installer chirurgien-dentiste à Lyon : reprise de cabinet, SELARL, plateau technique, CARCDSF et paie de l'assistante
Par Nathalie Levy, comptable associée · Publié le · Mis à jour le
En résumé
S'installer chirurgien-dentiste à Lyon se fait le plus souvent par reprise d'un cabinet avec son plateau technique et sa patientèle, financée par emprunt sur dix à douze ans, après inscription à l'Ordre et enregistrement à la CPAM. Le praticien choisit entre exercice individuel en BNC et SELARL, souvent préférable dès que le bénéfice dépasse ses besoins, cotise à l'URSSAF et à la CARCDSF, emploie une assistante dentaire selon la convention des cabinets dentaires et gère la TVA des prothèses. Le cabinet accompagne la reprise et le suivi.
S'installer chirurgien-dentiste à Lyon est l'une des installations libérales les plus capitalistiques : un plateau technique (fauteuil, radiologie, stérilisation, parfois imagerie 3D) qui se chiffre en centaines de milliers d'euros, une assistante dès le premier jour, une patientèle à reprendre ou à construire, et une fiscalité qui rend la société d'exercice libéral intéressante plus tôt que dans d'autres professions. Le Cabinet Levy & Associés, à Lyon 6e, accompagne des chirurgiens-dentistes de Lyon et de la Métropole, à la reprise, à la création et à l'association.
Un projet d’entreprise autant qu’un projet de soins
Un cabinet dentaire est une petite entreprise de santé : un ou plusieurs fauteuils, une radiologie, une chaîne de stérilisation, parfois un scanner et une empreinte optique, une assistante ou deux, un secrétariat, des consommables et des prothèses achetés chaque mois, des honoraires conventionnés et des honoraires libres. Le chirurgien-dentiste qui s’installe à Lyon prend des décisions d’investissement et d’organisation qui engagent dix ans : le choix du cabinet, son financement, sa structure juridique, son personnel. Ces décisions se prennent mieux avec des chiffres, et c’est le rôle du cabinet comptable de les fournir, avant la signature et non après.
Reprendre un cabinet : ce qu’il faut regarder
À Lyon, la plupart des installations sont des reprises : un confrère part à la retraite ou change de région et cède son cabinet, c’est-à-dire sa patientèle, son plateau technique, son droit au bail ou ses murs, et souvent son personnel. Le prix se négocie sur les honoraires des trois dernières années, l’état et l’âge du matériel, la localisation et le bail. Le cabinet analyse les déclarations 2035 du cédant, retraite les éléments non reproductibles (honoraires d’un collaborateur qui part, activité exceptionnelle), évalue le matériel avec un devis de remise à niveau et bâtit le prévisionnel du repreneur : honoraires attendus, charges de personnel reprises, échéances d’emprunt, rémunération. Les banques spécialisées dans les professions de santé financent la reprise sur dix à douze ans, matériel compris ; un prêt d’honneur et parfois une aide à l’installation en zone sous-dotée complètent le plan.
Créer : le plateau technique et le local
Créer un cabinet suppose un local adapté (accessibilité, eau, électricité, plomb pour la radiologie, extraction), des travaux, un plateau technique neuf et un ou deux ans avant le plein exercice. L’investissement est plus lourd qu’une reprise mais le cabinet est conçu pour le praticien et peut accueillir des associés dès le départ. Les murs sont souvent acquis en SCI, qui loue au cabinet ; le matériel est financé par prêt ou crédit-bail. Le prévisionnel doit intégrer une montée en charge progressive de la patientèle et un fonds de roulement pour les premiers mois, sans quoi la trésorerie se tend avant que les honoraires n’arrivent.
Individuel ou SELARL : la question qui revient vite
En exercice individuel, le chirurgien-dentiste déclare ses honoraires en bénéfices non commerciaux, avec une déclaration 2035, et paie l’impôt sur le revenu sur la totalité du bénéfice, prélevé ou non. En société d’exercice libéral à responsabilité limitée, la société paie l’impôt sur les sociétés (15 % jusqu’à 42 500 € de bénéfice, 25 % au-delà, taux au 1er janvier 2026) et le praticien fixe sa rémunération ; le bénéfice non prélevé reste dans la société pour financer le plateau technique, rembourser l’emprunt de reprise ou constituer une épargne. Compte tenu du niveau des honoraires dentaires et du poids des investissements, la SELARL devient intéressante plus tôt que dans d’autres professions, souvent dès la reprise lorsqu’elle est financée par emprunt. Elle a aussi ses contraintes : formalisme, cotisations sur une fraction des dividendes du gérant majoritaire, comptabilité d’engagement. Le cabinet compare les deux régimes avec vos chiffres, et une holding peut compléter le montage lorsque le praticien acquiert plusieurs cabinets ou prépare sa retraite.
Les cotisations et la retraite
Le chirurgien-dentiste libéral cotise à l’URSSAF (maladie, allocations familiales, CSG-CRDS, formation, avec participation de l’assurance maladie sur les honoraires conventionnés) et à la CARCDSF (retraite de base, retraite complémentaire, avantage social vieillesse, invalidité-décès). En SELARL, le gérant majoritaire reste travailleur non salarié sur sa rémunération, et la fraction de ses dividendes qui dépasse 10 % du capital et du compte courant est également soumise à cotisations. Les cotisations sont provisoires les premières années et régularisées ensuite : nous les provisionnons dès le premier mois. La prévoyance et le PER complètent une protection sociale qui, pour un praticien dont le revenu dépend de son activité manuelle, ne peut pas se limiter au régime obligatoire.
L’assistante dentaire et la paie
Rares sont les cabinets qui fonctionnent sans assistante. Le métier est réglementé, formé en alternance sur dix-huit mois, et régi par la convention collective des cabinets dentaires : classifications, minima, prime de secrétariat, jours de congés supplémentaires, prévoyance et frais de santé. Le contrat d’alternance ouvre droit aux aides à l’embauche. Le pôle social du cabinet rédige le contrat, établit la paie, gère les absences et les visites médicales ; notre guide embaucher son premier salarié décrit les étapes.
La TVA et les prothèses
Les soins dentaires sont exonérés de TVA, et les prothèses fournies dans le cadre des soins le sont aussi. Mais l’activité d’un cabinet comporte des flux dont le régime diffère : achats de prothèses auprès de prothésistes, ventes de produits d’hygiène, actes esthétiques non thérapeutiques, sous-location d’un fauteuil à un collaborateur. Le cabinet identifie ces flux dès l’installation et paramètre la comptabilité pour qu’aucune TVA ne soit oubliée ni payée à tort.
Les erreurs des premières années
- Reprendre sur la base d’honoraires qui incluaient un collaborateur parti.
- Sous-estimer le coût de remise à niveau du plateau technique.
- Choisir l’exercice individuel par habitude alors que la SELARL était plus adaptée à l’emprunt.
- Ne pas provisionner les cotisations URSSAF et CARCDSF.
- Négliger la convention collective de l’assistante.
- Mélanger les murs, le matériel et l’exploitation dans une seule structure.
Ce que fait le cabinet
Le Cabinet Levy & Associés accompagne les chirurgiens-dentistes de Lyon et de la Métropole : analyse des 2035 du cédant et évaluation du cabinet, prévisionnel et dossier bancaire, choix entre exercice individuel et SELARL, SCI pour les murs, comptabilité et déclarations, cotisations URSSAF et CARCDSF, paie de l’assistante dentaire, TVA des flux annexes, puis association, holding et transmission. Un interlocuteur dédié, une expert-comptable joignable directement, un forfait fixé sur devis écrit après un premier rendez-vous sans engagement : appelez directement Nathalie LEVY au 06 29 37 68 06 ou laissez vos coordonnées ci-dessus.
Questions fréquentes
Reprendre un cabinet dentaire ou créer ?
La reprise est la voie la plus fréquente à Lyon : elle apporte un plateau technique, un local aux normes, une assistante formée et une patientèle, contre un prix de cession et un emprunt. La création offre un cabinet à son image mais exige un investissement initial plus lourd et un an ou deux avant d'atteindre un plein exercice. Le cabinet chiffre les deux scénarios.
Exercice individuel ou SELARL pour un dentiste ?
En individuel, le bénéfice est imposé au barème de l'impôt sur le revenu, qu'il soit prélevé ou non. En SELARL, la société paie l'impôt sur les sociétés et le praticien choisit sa rémunération ; le bénéfice non prélevé finance le plateau technique ou constitue une épargne. Dès que le bénéfice dépasse durablement les besoins du dentiste, la SELARL est souvent plus avantageuse ; elle se compare sur des chiffres réels.
Quelles cotisations paie un chirurgien-dentiste libéral ?
URSSAF pour la maladie, les allocations familiales, la CSG-CRDS et la formation, avec une participation de l'assurance maladie sur les honoraires conventionnés ; CARCDSF pour la retraite de base, complémentaire, l'avantage social vieillesse et l'invalidité-décès. En SELARL, le gérant majoritaire reste travailleur non salarié sur sa rémunération, et une fraction de ses dividendes est aussi soumise à cotisations.
Les prothèses dentaires sont-elles soumises à TVA ?
Les soins dentaires sont exonérés de TVA. Les prothèses fournies par le praticien dans le cadre des soins le sont également, mais l'achat de prothèses auprès de prothésistes, la revente de produits d'hygiène ou certaines prestations esthétiques peuvent avoir un régime différent. Le cabinet analyse chaque flux et paramètre la comptabilité en conséquence.
Comment embaucher une assistante dentaire ?
L'assistante dentaire est un métier réglementé, formé en alternance ; la convention collective des cabinets dentaires fixe les classifications, les minima, la prime de secrétariat, les congés et la prévoyance. Le contrat d'alternance ouvre droit à des aides. Le pôle social du cabinet établit le contrat, la paie et les déclarations.
Nathalie Levy
Comptable associée · Cabinet Levy & Associés, Lyon 6e
Publié le · Mis à jour le
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