Un cabinet dentaire est une petite entreprise de santé à capital lourd
Parmi les professions de santé libérales, le chirurgien-dentiste a l’investissement le plus élevé au mètre carré : fauteuils, radiologie, stérilisation, informatique, souvent un scanner et une chaîne d’empreinte numérique, dans un local aux normes spécifiques. Il emploie dès le premier jour une assistante, parfois deux, et une secrétaire ; il achète chaque mois des prothèses, des implants et des consommables ; il facture des honoraires conventionnés remboursés par l’assurance maladie et des honoraires libres pour les prothèses, l’orthodontie, l’implantologie et l’esthétique. Son résultat dépend de son taux d’occupation, de sa politique de prothèses et de la maîtrise de ses charges fixes. À Lyon, les cabinets se transmettent et s’associent activement, et les centres dentaires ont changé le paysage concurrentiel.
Le Cabinet Levy & Associés, à Lyon 6e, suit des chirurgiens-dentistes, orthodontistes, stomatologues et structures dentaires de la Métropole, avec une comptabilité qui distingue ce qui doit l’être (soins et prothèses, conventionné et libre, débours et achats) et une stratégie de structure adaptée à l’investissement.
Ce que le cabinet prend en charge
La comptabilité et les déclarations. En individuel, comptabilité de trésorerie et déclaration 2035 avec rapprochement des relevés CPAM ; en SELARL, comptabilité d’engagement, liasse à l’IS, approbation des comptes. Dans les deux cas, un suivi des honoraires par nature, des achats de prothèses et de la marge sur prothèses, des amortissements du plateau technique et des charges fixes (comptabilité complète).
La TVA. Exonération des soins, traitement des prothèses et des débours, taxation éventuelle des actes esthétiques, des produits et de la sous-location de fauteuil ; option et prorata lorsqu’une partie de l’activité est taxable.
Le social. Paie de l’assistante et du secrétariat selon la convention des cabinets dentaires, contrats d’alternance et aides, cotisations du praticien à l’URSSAF et à la CARCDSF, prévoyance et retraite complémentaire (gestion de la paie, embaucher son premier salarié).
La structure. Passage en SELARL ou SELAS lorsque l’investissement ou l’association le justifie, SCM pour partager un cabinet, SCI pour les murs, SPFPL pour l’achat de parts (SELARL et SELAS, SCM, créer une SCI).
L’installation et la cession. Reprise ou création avec financement du plateau technique sur dix à douze ans, association, cession en fin de carrière avec optimisation de la plus-value (s’installer dentiste à Lyon, cession d’entreprise).
Les questions propres à l’exercice dentaire
« Comment suivre ma marge sur prothèses ? »
Les prothèses représentent une part importante des honoraires et des achats. Le suivi consiste à rapprocher, acte par acte ou mois par mois, les honoraires de prothèses facturés et les factures des prothésistes, pour connaître la marge réelle, détecter les écarts et adapter les devis. Le cabinet met en place ce rapprochement à partir du logiciel du cabinet dentaire.
« À quel moment passer en SELARL ? »
Souvent dès qu’un investissement lourd est financé par emprunt ou que le bénéfice dépasse durablement les besoins du praticien. En SELARL, le remboursement de l’emprunt et la constitution d’une épargne se font sur un résultat imposé à l’IS ; le praticien fixe sa rémunération et cotise à la CARCDSF sur celle-ci. Le passage se prépare : apport de la patientèle, valorisation, report de plus-value, statuts conformes à l’ordre.
« Salariée, collaboratrice ou associée ? »
Un cabinet qui grandit accueille un second praticien : collaborateur libéral avec redevance, salarié (rare en libéral, fréquent en centre dentaire), ou associé en SELARL ou en SCM. Chaque formule a sa fiscalité et ses conséquences sur la valorisation ; le cabinet les chiffre avant la décision.
« Comment préparer ma cession ? »
Trois ans avant : lisser les honoraires, documenter l’organisation, moderniser ce qui doit l’être, choisir entre cession de patientèle et cession de parts de SELARL, et calculer les exonérations de plus-value applicables (petites entreprises, départ à la retraite). Le cabinet accompagne aussi le repreneur, souvent un ancien collaborateur, dans un dossier distinct.
Trois situations types
Un chirurgien-dentiste installé aux Brotteaux en exercice individuel, une assistante, un plateau technique à renouveler : passage en SELARL, financement du nouveau plateau sur dix ans, rémunération calibrée, suivi de la marge sur prothèses, prévoyance renforcée.
Deux orthodontistes en SELARL à Villeurbanne partageant un cabinet avec un stomatologue en SCM : comptabilité de la SELARL et de la SCM, paie de trois assistantes, honoraires libres et conventionnés, préparation de l’entrée d’une troisième associée.
Un centre dentaire de l’Est lyonnais en SELAS avec cinq praticiens salariés et collaborateurs : comptabilité d’engagement, paie de vingt personnes, TVA partielle sur les activités taxables, coordination avec le commissaire aux comptes, reporting mensuel à la direction.
Les orthodontistes et les centres dentaires
L’orthodontie a une économie propre : des traitements de plusieurs années facturés par semestre, avec des honoraires libres et une prise en charge partielle avant seize ans, ce qui impose de rattacher les honoraires à la période de traitement et de suivre les encours par patient ; un plateau technique plus léger mais un logiciel et une imagerie spécifiques ; une patientèle de familles et une saisonnalité scolaire.
Les centres dentaires, en SELAS ou sous forme associative, regroupent plusieurs praticiens salariés ou collaborateurs, des assistantes et un secrétariat, avec une TVA partielle, une paie importante, des règles de gouvernance propres et souvent un commissaire aux comptes. Le cabinet accompagne ces structures avec un reporting mensuel par fauteuil et par praticien, et une coordination avec le commissaire aux comptes (commissariat aux comptes).
Pourquoi le Cabinet Levy & Associés
Parce que les cabinets dentaires font partie de notre clientèle historique de professions de santé et que nous en connaissons les règles de TVA, les conventions collectives, les caisses de retraite et les structures d’exercice. Cabinet familial de Lyon 6e fondé en 1997, avec plus de huit cents clients, un interlocuteur dédié, une expert-comptable joignable directement et un forfait fixé sur devis écrit après un premier rendez-vous sans engagement : appelez directement Nathalie LEVY au 06 29 37 68 06 ou laissez vos coordonnées ci-dessus.
Questions fréquentes des les chirurgiens-dentistes et orthodontistes
Comment sont traités les honoraires d'un dentiste ?
En exercice individuel, ce sont des bénéfices non commerciaux déclarés en 2035 sur une comptabilité de trésorerie, en distinguant les honoraires conventionnés (relevés de la CPAM) et les honoraires libres (prothèses, orthodontie, implantologie, esthétique). En SELARL, ils constituent le chiffre d'affaires de la société, en comptabilité d'engagement. Les rétrocessions versées à un collaborateur ou reçues d'un remplacement ont un traitement propre.
Les prothèses sont-elles soumises à TVA ?
Les soins et les prothèses fournies dans le cadre des soins sont exonérés de TVA. Les achats de prothèses auprès des prothésistes sont des débours ou des achats selon la facturation ; la revente de produits d'hygiène, les actes purement esthétiques et la sous-location d'un fauteuil peuvent être taxables. Le cabinet paramètre chaque flux.
Comment financer et amortir le plateau technique ?
Fauteuils, radiologie, cône beam, stérilisation, empreinte optique et usineuse sont immobilisés et amortis sur des durées de cinq à dix ans, financés par prêt ou crédit-bail. En SELARL, le remboursement s'effectue sur un résultat imposé à l'IS ; en individuel, sur un bénéfice imposé au barème. C'est souvent ce qui décide du passage en société.
Quelle convention collective pour l'assistante dentaire ?
La convention collective des cabinets dentaires : classifications par emploi (assistante qualifiée, aide dentaire, secrétaire), minima, prime de secrétariat, congés supplémentaires, prévoyance et frais de santé, formation en alternance obligatoire pour l'assistante. Le pôle social du cabinet la produit chaque mois.
Comment se valorise un cabinet dentaire à la cession ?
Sur la patientèle (multiple des honoraires ou du résultat retraité), le plateau technique à sa valeur d'usage, le droit au bail ou les murs, et l'organisation (assistantes, agenda). Le cabinet prépare les comptes et la fiscalité du cédant (exonérations de plus-value sous conditions) et accompagne le repreneur dans son financement.
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