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Cabinet Levy & Associés, expert-comptable à Lyon

Création d'entreprise

Quand passer de la micro-entreprise à la société ? Les cinq signaux, le calcul et la transition sans coupure

Par Nathalie Levy, comptable associée · Publié le · Mis à jour le

En résumé

On passe de la micro-entreprise à la société lorsque l'un de cinq signaux apparaît : le chiffre d'affaires approche du plafond (188 700 € pour la vente, 77 700 € pour les services et les BNC au 1er janvier 2026), les charges réelles dépassent l'abattement forfaitaire (71, 50 ou 34 %), la franchise de TVA empêche de récupérer la TVA sur des investissements, il faut embaucher ou s'associer, ou le revenu justifie un statut plus protecteur. Le passage se fait par création d'une EURL ou d'une SASU, transfert de l'activité et radiation de la micro-entreprise, sans interruption.

Passer de la micro-entreprise à la société : un indépendant compare les régimes avec son comptable

Savoir quand passer de micro-entreprise à société est la question la plus fréquente des indépendants lyonnais après deux ou trois ans d'activité : le régime qui les a lancés devient trop étroit, mais personne ne leur dit à quel moment ni comment. Le Cabinet Levy & Associés, à Lyon 6e, accompagne ces transitions chaque année ; cet article donne les cinq signaux qui déclenchent le passage, le simulateur pour le vérifier sur vos chiffres, et les étapes pour le faire sans coupure.

La micro-entreprise est un régime de démarrage, pas une destination

Le régime micro a une qualité : il permet de commencer en une semaine, sans comptable ni capital, avec des cotisations proportionnelles à ce que l’on encaisse. Il a un défaut structurel : il ne connaît pas vos charges réelles. L’abattement forfaitaire (71 % pour la vente de marchandises, 50 % pour les prestations de services commerciales, 34 % pour les professions libérales) tient lieu de charges, quel que soit ce que vous dépensez. Un consultant qui n’a qu’un ordinateur y gagne ; un artisan qui achète des matériaux, un e-commerçant qui a du stock, un chauffeur qui finance un véhicule, un coach qui loue une salle y perdent dès que leurs charges dépassent l’abattement. La franchise de TVA, qui semble un avantage, empêche de récupérer la TVA sur les investissements. Et le régime interdit de s’associer, limite l’embauche en pratique et n’ouvre pas les options fiscales des sociétés.

À Lyon, des milliers d’indépendants restent en micro-entreprise deux ou trois ans de trop, par habitude ou par crainte de la complexité. Le passage en société, ou en entreprise individuelle au réel, se décide sur des chiffres : les voici.

Les cinq signaux qui déclenchent le passage

1. Le plafond approche. 188 700 € de chiffre d’affaires pour la vente et l’hébergement, 77 700 € pour les services et les BNC (au 1er janvier 2026). Dépasser deux années de suite fait sortir du régime au 1er janvier suivant ; mieux vaut choisir sa structure avant d’y être contraint.

2. Les charges réelles dépassent l’abattement. Si vos achats, votre loyer, votre véhicule, vos sous-traitants, votre matériel et vos assurances représentent plus de 34, 50 ou 71 % de vos recettes selon votre activité, vous payez des cotisations et de l’impôt sur un bénéfice que vous ne réalisez pas.

3. La TVA vous coûte. En franchise, vous ne facturez pas de TVA mais vous ne la récupérez pas : un véhicule, du matériel, des travaux ou des achats importants supportent 20 % de plus. Et au-delà des seuils de franchise, vous facturez la TVA de toute façon.

4. Vous devez embaucher ou vous associer. Un salarié est possible en micro-entreprise mais rarement rentable compte tenu de l’abattement ; un associé est impossible. Un projet de croissance passe par une société.

5. Votre revenu justifie une structure. Au-delà d’un certain bénéfice, une société à l’IS permet de choisir sa rémunération, de conserver du résultat pour investir, de préparer sa retraite et de protéger son patrimoine ; l’entreprise individuelle au réel, avec option IS, offre une partie de ces avantages sans société (entreprise individuelle).

Vérifiez sur vos chiffres

Le simulateur compare, pour votre chiffre d’affaires et vos charges réelles, le revenu net avant impôt en micro-entreprise, en EURL et en SASU. Si la micro-entreprise reste la meilleure option, il vous le dira.

Simulateur : micro-entreprise, EURL ou SASU

Ordres de grandeur du revenu net annuel avant impôt sur le revenu, aux paramètres 2026 connus. Ne remplace pas une simulation personnalisée.

RégimeCotisations / impôt sociétéNet avant IRRemarque
Micro-entreprise———
EURL à l'IS (tout en rémunération)——Cotisations TNS ≈ 45 % du net ; retraite et prévoyance de base
SASU (tout en salaire)——Cotisations ≈ 80 % du net ; retraite Agirc-Arrco, prévoyance
SASU (tout en dividendes)——IS 15 % / 25 % puis PFU 30 % ; aucun droit social

Hypothèses : abattement micro 71 % / 50 % / 34 %, cotisations micro 12,3 % / 21,2 % / 26,1 % (taux 2026 à vérifier), plafonds micro non contrôlés, TNS ≈ 31 % du bénéfice avant rémunération, assimilé salarié ≈ 45 % du coût total, IS 15 % jusqu'à 42 500 € puis 25 %, PFU 30 %. Le micro-BNC affiche aussi la base imposable après abattement à titre indicatif.

Faire chiffrer mon passage en société

Cinq questions, une réponse sous deux jours ouvrés. Aucun engagement.

Appelez directement Nathalie LEVY au 06 29 37 68 06

Choisir la structure de destination

Trois options se présentent. L’entreprise individuelle au réel, sans création de société : vous gardez votre SIREN, vous déduisez vos charges réelles, vous récupérez la TVA, et vous pouvez opter pour l’IS ; c’est la transition la plus simple, adaptée à ceux qui restent seuls. L’EURL, pour se rémunérer chaque mois avec des cotisations de travailleur non salarié et une responsabilité limitée (EURL). La SASU, pour cumuler des allocations chômage sans rémunération, préparer l’entrée d’un associé ou bénéficier du régime général (SASU). Notre comparatif SASU ou EURL et notre guide quel statut juridique choisir détaillent les critères ; le cabinet chiffre les trois sur vos chiffres et vos projets.

La transition, étape par étape

1. La date. Un début de mois ou de trimestre, en cohérence avec vos déclarations de chiffre d’affaires de micro-entrepreneur, idéalement hors saison haute.

2. La création de la société. Statuts, capital (un apport en numéraire suffit, l’apport du fonds est possible mais plus lourd), dépôt du capital, annonce légale, immatriculation au greffe de Lyon par le guichet unique, options fiscales et de TVA (création d’entreprise).

3. Le transfert de l’activité. Cession ou apport à la société de la clientèle, du matériel et du stock (avec une évaluation raisonnable), transfert des contrats par avenant, information des clients, nouveaux devis et factures avec TVA, nouveau RIB, mise à jour du site et des plateformes.

4. La radiation de la micro-entreprise. Déclaration de cessation d’activité à la date du transfert, dernière déclaration de chiffre d’affaires et de cotisations, déclaration des revenus de l’année en deux parties (micro jusqu’à la date, société ensuite).

5. La mise en place. Comptabilité en ligne partagée, première rémunération (bulletin de paie en SASU, décision de rémunération en EURL), cotisations provisionnées, échéancier de TVA, premier tableau de bord.

Le cabinet réalise l’ensemble en trois à quatre semaines, sans interruption de facturation ; la reprise en cours d’année est offerte.

Les erreurs à éviter

  • Attendre le dépassement forcé du plafond et subir le régime réel sans l’avoir choisi.
  • Créer la société en gardant la micro-entreprise pour la même activité.
  • Transférer le fonds à une valeur fantaisiste, trop haute (droits) ou trop basse (requalification).
  • Oublier de prévenir les clients du changement de RIB et de la TVA.
  • Choisir la SASU par défaut alors que l’on se rémunère chaque mois, ou l’EURL alors que l’on est indemnisé par France Travail.
  • Ne pas provisionner les cotisations du gérant de la deuxième année.

Trois situations types

Un développeur freelance de la Part-Dieu à 75 000 € de recettes, sans charges : le simulateur montre un gain modeste ; il attend une année de plus et passe en SASU au moment d’accueillir un associé (freelances).

Une artisane d’art des pentes de la Croix-Rousse avec 40 % de charges de matières et un stock : passage en EURL, TVA récupérée sur les achats et le matériel, cotisations calculées sur le bénéfice réel, gain net dès la première année.

Un chauffeur VTC de Vénissieux qui finance un véhicule : EURL, TVA à 10 % sur les courses et récupérée sur le véhicule et le carburant, déduction des charges réelles (auto-entrepreneurs).

Ce que fait le cabinet

Le Cabinet Levy & Associés, cabinet familial de Lyon 6e fondé en 1997, accompagne chaque année des micro-entrepreneurs qui passent en société ou au réel : simulation, choix de la structure, création, transfert de l’activité, radiation, première rémunération et comptabilité en ligne. Un interlocuteur dédié, une expert-comptable joignable directement, un forfait fixé sur devis écrit : appelez directement Nathalie LEVY au 06 29 37 68 06 ou laissez vos coordonnées ci-dessus.

Questions fréquentes

Que se passe-t-il si je dépasse le plafond de la micro-entreprise ?

Le régime micro s'applique encore l'année du premier dépassement et la suivante si le chiffre d'affaires reste sous le plafond majoré ; au-delà de deux années consécutives de dépassement, l'entreprise bascule au régime réel de l'entreprise individuelle au 1er janvier suivant. Le passage en société n'est pas obligatoire : l'entreprise individuelle au réel est une option. Mais c'est souvent le bon moment pour se poser la question.

Puis-je garder ma micro-entreprise et créer une société en parallèle ?

Pour une activité différente, oui, sous conditions. Pour la même activité, non : il faut transférer l'activité à la société et radier la micro-entreprise, sinon l'administration peut considérer qu'il s'agit d'un montage destiné à contourner les plafonds. Le transfert se fait à une date choisie, généralement un début de mois ou de trimestre.

Combien coûte le passage en société ?

Les frais de création (annonce légale, greffe, éventuellement apport du fonds), les honoraires du cabinet pour les statuts, l'immatriculation et le transfert, puis un forfait mensuel de tenue comptable qui n'existait pas en micro-entreprise. Ce coût est à mettre en face du gain : charges réelles déduites, TVA récupérée, rémunération choisie. Le simulateur donne l'ordre de grandeur du gain ; le devis du cabinet est écrit.

Mes clients doivent-ils être prévenus ?

Oui : la société a un nouveau SIREN, une nouvelle dénomination, un nouveau RIB et facture désormais avec TVA si elle n'est pas en franchise. Un courrier ou un email aux clients, la mise à jour des contrats en cours, des devis, du site et des plateformes suffisent. Les contrats se transfèrent par avenant ou se re-signent.

EURL ou SASU pour sortir de la micro-entreprise ?

L'EURL si vous vous rémunérez chaque mois et voulez limiter les cotisations (gérant travailleur non salarié) ; la SASU si vous cumulez des allocations chômage, prévoyez un associé ou un investisseur, ou préférez la protection du régime général. L'entreprise individuelle au réel, avec ou sans option IS, est une troisième voie sans création de société. Le cabinet chiffre les trois.

Nathalie Levy

Comptable associée · Cabinet Levy & Associés, Lyon 6e

Publié le · Mis à jour le

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