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Cabinet Levy & Associés, expert-comptable à Lyon

Création d'entreprise

S'installer avocat à Lyon : collaboration ou cabinet, BNC ou SELARL, CARPA, CNBF, TVA et premiers honoraires

Par Nathalie Levy, comptable associée · Publié le · Mis à jour le

En résumé

S'installer avocat à Lyon consiste le plus souvent à quitter une collaboration libérale pour créer son propre cabinet : déclaration au barreau de Lyon, immatriculation à l'URSSAF, cotisations CNBF, choix entre exercice individuel en BNC et société d'exercice (SELARL ou SELAS), TVA à 20 % sur les honoraires, comptes CARPA pour les fonds des clients, domiciliation ou sous-location, et un plan de trésorerie qui absorbe le décalage entre le travail et l'encaissement. Le cabinet accompagne cette transition.

S'installer avocat à Lyon : conseil fiscal à un avocat qui crée son cabinet

S'installer avocat à Lyon n'est presque jamais une création à partir de rien : c'est le passage d'une collaboration libérale, où le cabinet d'accueil fournit les dossiers et les locaux, à un exercice autonome où il faut trouver ses clients, ses locaux, sa trésorerie et sa structure. Le barreau de Lyon, deuxième de France, voit chaque année des dizaines de collaborateurs franchir ce pas. Le Cabinet Levy & Associés, à Lyon 6e, accompagne des avocats du quartier du palais, des Cordeliers et de la Part-Dieu depuis 1997.

Du collaborateur au chef de cabinet

La collaboration libérale est le mode d’exercice de la plupart des jeunes avocats lyonnais : ils traitent les dossiers d’un cabinet, perçoivent une rétrocession d’honoraires, peuvent développer une clientèle personnelle et bénéficient des locaux, du secrétariat et de l’assurance du cabinet d’accueil. S’installer, c’est renoncer à cette sécurité : plus de rétrocession mensuelle, mais des honoraires à facturer et à encaisser ; plus de locaux fournis, mais un bail, une sous-location ou une domiciliation ; plus de secrétariat partagé, mais des outils à choisir et parfois un salarié. La liberté a un prix, qui se mesure en trésorerie. Le rôle du cabinet comptable est de le chiffrer avant le départ : combien de mois de charges faut-il avoir devant soi, quel niveau d’honoraires est nécessaire pour retrouver la rémunération de collaborateur, et quelle structure retenir dès le début pour ne pas la changer deux ans plus tard.

Les formalités et la structure

Le changement de mode d’exercice se déclare au barreau de Lyon, avec la nouvelle adresse professionnelle. L’avocat qui exerce en individuel s’immatricule à l’URSSAF, est affilié à la CNBF pour sa retraite et ouvre un compte professionnel et un sous-compte CARPA. S’il crée une société d’exercice libéral, il rédige les statuts, les fait inscrire au barreau, immatricule la société au greffe et lui transfère son activité. Les deux formes les plus utilisées sont la SELARL, dont le gérant majoritaire est travailleur non salarié, et la SELAS, dont le président est assimilé salarié ; la différence de cotisations est la même qu’entre EURL et SASU, et les pages SAS et avocats du site détaillent ces choix.

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BNC ou société : le raisonnement

En exercice individuel, les honoraires sont des bénéfices non commerciaux, tenus en comptabilité de trésorerie (ou d’engagement sur option) avec une déclaration 2035 ; l’ensemble du bénéfice est imposé au barème de l’impôt sur le revenu, qu’il soit prélevé ou non. En société, la structure paie l’impôt sur les sociétés au taux de 15 % jusqu’à 42 500 € puis 25 % (au 1er janvier 2026), l’avocat fixe sa rémunération et le solde reste dans la société. La société est intéressante lorsque le bénéfice excède durablement les besoins de l’avocat, lorsqu’il souhaite investir (locaux, recrutement, rachat d’une clientèle) ou lorsqu’il prévoit de s’associer. Elle a un coût de fonctionnement et un formalisme. Le cabinet compare les deux options avec les chiffres de la dernière année de collaboration et les projections d’installation.

La TVA, la CARPA et la comptabilité de l’avocat

Les honoraires d’avocat sont soumis à TVA au taux de 20 %. Les débours engagés au nom du client et refacturés à l’euro (droits d’enregistrement, frais d’huissier, frais de greffe) sont hors champ, à condition d’être comptabilisés en compte de passage ; les frais facturés en propre sont taxables. Les fonds maniés pour le compte des clients transitent obligatoirement par la CARPA et sont suivis en comptes de tiers, rapprochés chaque mois avec les relevés ; seuls les honoraires prélevés avec l’accord du client deviennent des recettes. La comptabilité d’un cabinet d’avocat est donc plus technique qu’il n’y paraît, et l’Ordre peut la contrôler : nous la tenons selon les règles de la profession, et nous préparons les états demandés par le barreau.

La trésorerie de la première année

C’est le point qui fait échouer des installations pourtant prometteuses. Un avocat travaille des semaines avant de facturer, puis attend le paiement. Pendant ce temps, le loyer, les cotisations, les assurances et les outils sont dus. Trois pratiques protègent : demander une provision à l’ouverture de chaque dossier, facturer à intervalles réguliers plutôt qu’à la fin de l’affaire, et suivre les impayés dès le premier retard (recouvrement des impayés). Le plan de trésorerie mensuel, construit avec le cabinet, dit combien de mois de charges il faut avoir devant soi et quand la rémunération de collaborateur sera retrouvée.

Les cotisations et la protection sociale

L’avocat libéral cotise à l’URSSAF (maladie, allocations familiales, CSG-CRDS, formation) et à la CNBF (retraite de base, retraite complémentaire, invalidité-décès), avec en outre les cotisations ordinales et l’assurance responsabilité civile via le barreau. Les cotisations sont provisoires les premières années et régularisées ensuite ; la troisième année est celle du rattrapage. Une prévoyance complémentaire et un PER sont recommandés et déductibles dans les limites Madelin.

Les locaux et le personnel

Domiciliation dans un centre d’affaires, sous-location d’un bureau chez des confrères, cabinet partagé en société civile de moyens, bail commercial ou professionnel en propre : chaque formule a un coût et une image. La plupart des jeunes installés commencent par une sous-location ou une SCM près du palais, des Cordeliers ou de la Part-Dieu, puis prennent un bail lorsque l’activité est stable. Le premier recrutement, souvent un secrétariat ou un juriste, relève de la convention collective des cabinets d’avocats, avec ses spécificités ; le pôle social du cabinet établit le contrat et la paie.

Les erreurs des jeunes installés

  • Partir sans fonds de roulement ni provisions demandées aux clients.
  • Choisir la structure par imitation plutôt que sur des chiffres.
  • Comptabiliser des fonds CARPA en recettes, ou l’inverse.
  • Oublier la régularisation des cotisations de la troisième année.
  • Facturer en fin d’affaire seulement.
  • Négliger la prévoyance.

Ce que fait le cabinet

Le Cabinet Levy & Associés accompagne les avocats lyonnais qui s’installent : comparaison BNC et société d’exercice, statuts et formalités, plan de trésorerie et politique de provisions, comptabilité conforme aux règles de la profession avec suivi CARPA, TVA et débours, cotisations URSSAF et CNBF, paie du personnel, puis association, SCM et transmission de clientèle. Un interlocuteur dédié, une expert-comptable joignable directement, un forfait fixé sur devis écrit après un premier rendez-vous sans engagement : appelez directement Nathalie LEVY au 06 29 37 68 06 ou laissez vos coordonnées ci-dessus.

Questions fréquentes

Quelles formalités pour s'installer avocat à Lyon ?

Déclaration du changement de mode d'exercice et de l'adresse professionnelle au barreau de Lyon, immatriculation à l'URSSAF Rhône-Alpes par le guichet unique, affiliation à la CNBF pour la retraite, souscription des assurances via le barreau, ouverture d'un compte professionnel et d'un sous-compte CARPA, choix du régime fiscal et de TVA. En société d'exercice, s'ajoutent les statuts, l'inscription de la société au barreau et l'immatriculation au greffe.

Exercice individuel ou SELARL pour un avocat ?

L'exercice individuel en BNC impose au barème de l'impôt sur le revenu l'ensemble du bénéfice, prélevé ou non. La SELARL ou la SELAS paie l'impôt sur les sociétés et laisse l'avocat fixer sa rémunération, ce qui permet de constituer une épargne dans la structure et d'accueillir des associés. Le passage en société se justifie lorsque le bénéfice dépasse durablement les besoins ; il se chiffre sur des données réelles.

Les honoraires d'avocat sont-ils soumis à TVA ?

Oui, au taux normal de 20 %, sauf franchise en base pour les recettes très faibles, rarement pertinente. La TVA se déclare mensuellement ou trimestriellement selon le régime. Les débours engagés au nom du client (droits, frais d'huissier) sont hors champ s'ils sont refacturés à l'euro ; les frais de dossier facturés en propre sont taxables.

Que sont les comptes CARPA et comment les traiter en comptabilité ?

La Caisse des règlements pécuniaires des avocats reçoit obligatoirement les fonds maniés pour le compte des clients (séquestres, indemnités, règlements). Ces fonds ne sont pas des recettes : ils sont suivis en comptes de tiers et rapprochés avec les relevés CARPA. Les honoraires prélevés sur ces fonds avec l'accord du client deviennent des recettes à leur date de versement.

Comment gérer la trésorerie des premiers mois ?

Un avocat qui s'installe travaille plusieurs semaines avant d'émettre ses premières factures, puis attend leur règlement. Il faut un fonds de roulement de trois à six mois de charges, des provisions demandées dès l'ouverture du dossier, une facturation régulière et un suivi des impayés. Le plan de trésorerie mensuel est l'outil de la première année.

Nathalie Levy

Comptable associée · Cabinet Levy & Associés, Lyon 6e

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